LE REVE SE POURSUIT EN AMERIQUE DU SUD

VOEUX 2014

 
Domérat le 28 décembre 2013.
 
Avec la tête et le coeur remplis des souvenirs heureux de notre voyage, du bonheur d'avoir retrouvé nos enfants et petits-enfants, nous souhaitons à tous, où que vous soyez, une année pleine de petits et grands bonheurs....
 
Joyeux réveillon !!!
 
Amitié ou bises...
 
Joline
 
 
 


Publié à 10:18, le 28/12/2013, Domérat
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AU REVOIR AMERIQUE DU SUD - RETOUR

AU REVOIR AMERIQUE DU SUD – LE RETOUR
 
URUGUAY
 
De crainte d’avoir quelques ennuis mécaniques ou autres (ce qui n’a pas manqué d’arriver d’ailleurs !) à la fin de notre voyage, nous nous sommes rapprochés relativement rapidement du port d’embarquement, c’est-à-dire Montevideo.
 
Ce qui fait que nous avons passé pas mal de temps dans les environs, les paysages sont beaux, le soleil généreux, il y fait bon, ce fut donc très agréable !
Nous avons vu notre amie Mercedes assez souvent.
 
 
                                            
 
A ce sujet, nous te remercions infiniment Sylvette ainsi que tes amis Michèle et Jean-Pierre pour nous avoir communiqué les coordonnées de Mercedes. C’est une jeune dame charmante, absolument adorable : nous t’aimons Merce !!!
Nous avons passé des moments très sympathiques, nous n’oublions pas non plus Fito ton fidèle compagnon !
 
 
LE RETOUR SUR LE « GRANDE COSTA D’AVORIO »
 
Le dimanche 17 novembre, après s’être délestés au maximum de la nourriture périssable et de nos « pesos uruguayens »chez un pompiste, à  14 h nous nous présentons au port ainsi que deux autres couples : allemands, italiens.
Alexandra, employée de la Compagnie Grimaldi, très posément, nous annonce que le bateau est toujours à Zarate, port argentin, et que de toute façon, il y a plus d’une vingtaine de « vessels »(bateaux) qui attendent au large leur tour pour rentrer au port !!!! L’embarquement se fera demain, à 19h…mais…rappelez à midi etc…etc !
Nous sommes tous désolés et repartons chacun à nos bivouacs, défaisons quelques sacs pour affaires de toilette notamment…troquons nos vêtements contre shorts et débardeurs, nous installons au soleil au bord du Rio de la Plata. Il fait un temps superbe mais nous sommes un peu mécontents…
 
                                          
 
                                         
 
 
Nous sommes tout émus de quitter ce beau continent auquel nous nous étions tant habitués… Dites, nous l’avons « exploré » (excusez le terme prétentieux !) pendant un an et demi ! Nous finissions par nous croire chez nous !
De pair, nous attendons avec impatience  la traversée, de laquelle nous espérons encore beaucoup de plaisirs, découvertes…et, au terme, les retrouvailles toute en bonheur nous pensons…
Lundi 18 novembre, nous devons donc nous présenter au port à  19h. Cette fois, un autre couple de français se joint à nous… Les formalités sont exécutées…puis nous passons la nuit tout au pied du cargo. Impossible de charger les véhicules ce soir, il y a du retard…donc, nous préférons dormir dedans pour cause de surveillance…
Ce n’est que le mardi 19 novembre à 7h du matin qu’on nous appelle pour embarquer.
 
 
On nous sangle Joline, nous prenons les bagages et faisons connaissance avec notre cabine, bien spacieuse, agréable quoique sans hublot. Nous prenons un bon petit déjeuner, faisons la connaissance de Natale notre steward, de Jacomo le cuisinier puis du commandant, de quelques personnes de l’équipage…beaucoup de philippins.
 
                                         
 
                                         
 
Nous levons l’ancre vers 10h.
Le « Grande Costa d’Avorio », datant de 2011, est plus récent que le cargo que nous avons pris pour le voyage aller.
Il est tout aussi imposant. Il mesure 210 m de long…largeur, hauteur, tonnage…n’en parlons pas !!! Il est véritablement gigantesque…
 
 
                                            
 
Nous nous apprêtons à vivre presqu’un mois suivant un rythme bien établi quant aux levers… repas par exemple. 
Petit-déjeuner à 7h30, déjeuner à 12h, diner à 18h…
Il y a une salle de sport avec quelques appareils, pas toujours en bon état, le pont supérieur pour marcher ou courir, observer l’Océan…un salon pour discuter, regarder des films, lire etc…
 
                                            
 
 
                
Nous, nous allons essayer de constituer quelques diaporamas à vous montrer…Travail extrêmement difficile : Nous devons réduire le nombre de photos, environ 15000 à un nombre supportable, raisonnable pour que vous puissiez regarder les photoramas sans trop vous endormir ! Résumer ce que nous avons vu dans les 9 pays n’est pas chose aisée !!!
 
Nous faisons tout d’abord une escale à Santos puis Vitoria mais nous ne verrons pas grand-chose des ports car nous y arrivons à la nuit et le travail se fait jusqu’au matin puis nous repartons…
                                         
                                        
 
Pendant la traversée nous avons des jours où le soleil est très généreux, alors nous mettons les chaises longues sur le pont supérieur, nous observons les poissons volants argentés…Olaf a eu la chance d’apercevoir une baleine,  un albatros…
 
 
Certains jours il pleut  ou il y a un gros brouillard, alors nous travaillons à nos ordinateurs…
Quelquefois, bien qu’il y ait un grand soleil, il y a beaucoup de vent et alors l’Océan « moutonne »abondamment, nous penchons à droite, à gauche, avant, arrière….Il n’est pas facile de marcher droit, écrire ou faire un ping-pong…
 
Ce jour, anniversaire d’Eléonore, Jacomo le cuisinier confectionne un joli gâteau, le Commandant prépare un savoureux barbecue et le soir nous dégustons tout cela accompagné d’un petit verre d’alcool…
 
                                             
                 
                     
  
Cet autre jour, une corneille des océans, blessée ou fatiguée…car nous sommes à « mille miles » des côtes, 1500 km de Dakar peut-être, s’est réfugiée sur le pont. Elle se laisse approcher, nourrir, ce sera notre mascotte…Elle quittera le bateau quelques temps plus tard lorsque d’autres oiseaux viendront la rejoindre…
 
 
De même ce matin, de nos 16m de haut, nous pouvons observer subrepticement une jolie tortue et toujours les poissons volants striant d’un trait argenté le dessus des vagues…
 
                   
 
Aucun bateau à l’horizon, l’air est chaud, le vent est tombé, le soleil brûlant. Hier, nous avons passé la ligne de l’équateur, le GPS confirme bien 00°… Nous entrons dans l’hémisphère nord, j’ai  vérifié le lavabo : ça tourne bien dans le sens inverse des aiguilles d’une montre….Donc, tout est OK !!! Nous allons attendre patiemment le port de Dakar…
 
Aujourd’hui, dès le milieu du long couloir, une odeur nous assaille, nous sortons. Une partie de l’équipage, rouleaux de peinture au bout de longs manches, repeignent le plafond du passage devant les cuisines…Occupation normale pour conserver le bel aspect du « Grande Costa d’Avorio ». Ce travail continuera pendant des jours : ils repeindront murs, sols etc…
 
Ce jour-ci, nous accostons dans le port de Dakar. Pas de possibilités de sortie en ville. D’ailleurs, tout le bateau est sécurisé pour éviter que des clandestins ne montent à bord ! Nous observons les déchargements, chargements, les quais, un peu de la ville aux jumelles…
 
                                             
  
Notre Commandant a fini son service et un nouveau s’installe pour prendre la relève…
On nous explique que, plus loin, le passage du Golfe de Gascogne est toujours mauvais, délicat, que nous allons être secoués …Comme la tempête au large de l’Angleterre est toujours d’actualité nous craignons un peu de rencontrer le mauvais temps…de passer un mauvais moment !!!
Après avoir longé (à 200 km) les côtes de la Mauritanie puis du Maroc, nous avons toujours un temps splendide, chaud, ensoleillé…
 
Un jour, Jacomo nous appelle aux cuisines, nous fait déguster des beignets qu’il prépare pour le diner…
 
 
Dans l’après-midi, les Philippins préparent un bon barbecue…alors que des quantités de fous de Bassan planent autour du bateau, ralentissent, nous jettent un coup d’œil en passant près de nous …   Il n’y a pas de doute, la vie est belle à bord…
 
 
                                         
 
Peut-être pas toujours  pour les philippins justement ! Aujourd’hui, nous sommes allés visiter, casque sur la tête, boules Quiès dans les oreilles, la salle des machines où travaillent des philippins. Incroyable, inimaginable…les cales, sur plusieurs niveaux, sont remplies de machines…générateurs, moteurs, mille autres machines bourrées d’électronique, un immense atelier de réparations avec construction de pièces de rechange…Il y fait chaud, très chaud, le bruit est infernal. Y travailler chaque jour, sans loisirs, sans famille, pendant des mois, demande certainement beaucoup d’abnégation et, pour certains, nous avons constaté, beaucoup de passion.
 
Cet après-midi, exercice d’évacuation…sirène…Chacun s’équipe immédiatement du casque, de la « jacket »de sauvetage et se rend au point de rassemblement. Tout l’équipage revêt les mêmes vêtements. Tout d’abord, vérification des équipements puis nous nous rendons chacun devant le canot de sauvetage attribué le jour du départ. Les officiers font des « simulations » etc…etc…Nous en profitons pour « yeuter » d’un peu plus près tous les instruments de commandes du navire….complexes, complexes !   
Chaque jour, la température descend, il fait de plus en plus froid. Nous ne sortons plus les chaises longues …mais….les polaires !
 
Cependant le temps reste beau et nous pouvons admirer toujours de beaux levers ou couchers de soleil…
 
 
 
L’océan est « d’huile », calme…situation inespérée ! Il parait que nous sommes en face de la France !
 
 
Certains commencent à préparer les décorations de Noël, sapin, guirlandes…dans le salon, le restaurant…
Nous approchons vraiment de la fin du voyage…. 
Nous sommes heureux de vous retrouver mais appréhendons …l’hiver !
 
12 Décembre. Vers midi, le commandant nous explique qu'il n'y aura pas d'escale à Anvers où nous devions débarquer...demain!
 
Nous continuons vers Hambourg. Tous nos amis de traversée descendront . Nous, nous optons pour la solution qui consiste à attendre que le cargo soit déchargé et rechargé puis reparte en faisant escale à Anvers, ce qui est plus près de chez nos enfants!
 
Cela bouscule un peu nos prévisions mais nous n'oublions pas que nous sommes sur un cargo, bateau de commerce et non de croisière!
 
Nous continuons donc les parties de ping-pong, les photoramas...Il fait vraiment glacial sur le pont...
 
                                         
                                
                                         
 
A Hambourg, tous les passagers descendent, nous restons seuls avec l'équipage. C'est un port immense avec un trafic énorme. Ils chargent les voitures pour Banjul...de gros engins...
 
 
                                         
Nous repartons pour Anvers d'où nous débarquons le 16 au matin.
 
Nous avons fait une traversée absolument charmante sur  le "Grande Costa d'Avorio" sur un océan tout à fait complice...
 
                                                 Au revoir !!!
 


Publié à 10:10, le 18/12/2013, dans RETOUR CARGO, Saint-Omer
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URUGUAY - DERNIERE ETAPE

L’URUGUAY  DERNIERE  ETAPE

 

L’URUGUAY – QUELQUES SPECIFICITES

L’Uruguay est un très petit pays de 176 000 km2 avec une population de 3 314 000 habitants, bordé par l’Océan Atlantique au sud-est, le Brésil au nord, l’Argentine à l’ouest.

C’est un beau pays au climat subtropical tempéré, les températures y sont stables, douces toute l’année, de 6° à 17° en hiver, 21°-28° l’été.

C’est un pays qui se veut « naturel », tranquille avec une grande sécurité. Les gens y sont chaleureux, accueillants…

Il possède une grande diversité de paysages, la flore et la faune y sont aussi très représentatives.

Des vertes prairies, des rivières, des chaines de montagnes aux crêtes rocheuses avec vallées encaissées…où le cheval est très présent avec les activités de rodéos, les travaux des « gauchos »…des zones de marécages, de belles plages, des thermes sont généreusement répartis dans le pays.

De grands ponts internationaux sur les fleuves, de nombreux ports avec ferries sur le delta du Rio de la Plata permettent de relier rapidement l’Uruguay aux pays voisins.

L’élevage de bovins  y est développé pour répondre aux besoins de « la traditionnelle parrilla internationale »  qui consiste à griller des énormes quartiers de viandes sur des braises choisies à point et mises de côté…là aussi c’est tout un art, accompagnés de bons vins élaborés à partir du « Cep Tannat ».

                                         

On cultive beaucoup de céréales mais on y trouve aussi comme au Brésil et en Argentine la « yerba mate », plante tonifiante, équilibrante, pour assouvir tous les uruguayens, amateurs inconsidérés de « mate ».

L’Uruguayen se déplace toujours et partout avec sa bouteille « thermos » sous le bras, son paquet de maté (l’herbe séchée et hachée) et sa tasse à maté dans la main…

Quelquefois, un sac spécial, souvent en cuir, permet de porter tout cela plus facilement !!!

                                       

                                         

Le maté est préparé avec art : Dans une petite calebasse, on place le mate au ¾, on tasse l’herbe laissant une petite place où on vide de l’eau chaude du thermos, on glisse délicatement la « bombardilla », sorte de petite cuillère à passoire et tube, jusqu’au fond, on attend un peu que ça infuse, on remet de l’eau chaude pour infuser une autre partie de l’herbe  et on aspire l’infusion dans la bombardilla…

Il ne faut pas oublier aussi que le tango est l’une des plus authentiques et originales expressions culturelles du Rio de la Plata, que « la cumparsita » est une œuvre de l’uruguayen Gerardo Matos  Rodriguez composée en 1 917 (ami de Carlos Gardel).

Les célébrations du Carnaval, ici, durent tout le mois de février et une partie de mars : record des Pays d’Amérique du sud !!!

 

L’URUGUAY DU NORD-OUEST

Il y a un an, lorsque nous avons visité l’Uruguay, nous avons essentiellement fait la côte Atlantique avec observation des lions de mer, des oiseaux…de la capitale Montevideo, Colonia del Sacramento, Carmelo …jusqu’au Pont international à Fray Bentos où nous entrions en Argentine.

Là, nous sommes entrés tout au nord-ouest à Bella Union, avons longé l’Argentine et le Rio Uruguay, sommes passés à Salto, Paysandu…C’est une vaste zone où il y a de nombreuses eaux thermales.

Sur notre trajet, nous avons vu d’étranges brebis…des brebis portant manteau blanc…était-ce jour de fête ? En fait nous n’avons pas eu l’occasion de connaitre le rôle de cet accoutrement.

                                      

Elles avaient été tondues récemment, y a-t-il un rapport ?

A ce propos, Messieurs les français tondeurs professionnels ou compétiteurs, ne cherchez pas à voir le résultat de la tonte…vous seriez démoralisés, non pas que vous soyez battus, oh non !!!

C’est absolument incroyable, les coups de tondeuse sont donnés dans tous les sens, en laissant des espaces non  tondus, de la laine pendante par-ci, par-là…Ce genre de  « coupe » est un peu généralisé dans toute l’Amérique du sud, enfin, pour ce que nous en avons vu !!!

Nous avons aussi suivi un véhicule de retour de chasse…au sanglier !

                                     

Dans cette région, on pratique le reboisement systématique, il y a de grandes plantations d’eucalyptus.

                                    

Beaucoup de palmiers agrémentent souvent le paysage.

                                   

 

NUEVO BERLIN 

Nous nous arrêtons à Nuevo  Berlin tout au  bord du fleuve Uruguay.

                    

Il y a une sorte de parc aménagé en camping libre où vous avez accès à l’eau courante, de nombreux points d’eau sont installés ainsi que des tables, bancs, foyers où vous pouvez cuire votre parrilla…toilettes, même douches à certaines périodes…

                  

Nous nous installons sous de grands eucalyptus où nichent de beaux pigeons aux ailes tachetées, émettant un roucoulement pour moitié semblable à celui des pigeons de chez nous et pour l’autre  moitié , c’est un roucoulement avec fort accent uruguayen !!!

                 

Où les perruches aux cris perçants s’activent à apporter de grandes brindilles pour agrandir le logement !

                                         

                                        

Où les colibris font le spectacle : stationnement immobile devant une fleur, piqué vertigineux avec une vélocité démesurée, déplacement d’une branche à une autre si rapide qu’on peine à les suivre, montée en flèche……

                                        

Et d’autres jolis oiseaux :

                                                     

                                         

Au cours de nos promenades, nous découvrons de nouveaux arbres, de nouvelles fleurs… 

                                  

 

Voici des « milpero » et leurs noyaux :

                                         

Des « épiphytes », végétaux qui se fixent  sur un autre végétal :

                                         

                                                                          

Nous assistons à de beaux couchers de soleil :

Nous nous reposons un peu et commençons tranquillement à préparer le retour sur le bateau…

                

                

Un matin, deux hommes de la Municipalité viennent faire l’entretien du parc, s’arment de leur « débroussailleuse à fil »... Nous demandons si nous devons déplacer le véhicule…Non, non !!!Nous nous éloignons pour les laisser travailler…

Lorsque je reviens de laver du linge, je passe près de Joline et que vois-je ? Les débris de la vitre avant droite jonchant le sol, je lève les yeux…c’est bien vrai, un caillou a été projeté et  l’a « pétée » !!!

Désarroi total immédiat puis reprenant notre sang-froid, Georges démonte l’ensemble-volet, nous nettoyons les verres, rebouchons avec un plastique…et c’est alors qu’après des jours et des jours de grand soleil, un orage éclate, survient une pluie… modérée et de courte durée…juste pour nous faire peur !!!

Monsieur le Maire arrive, relève les coordonnées du véhicule, de suite s’enquiert des lieux où ils sont susceptibles de trouver le même modèle, téléphone, prend des photos,  revient  chercher d’autres détails quant au véhicule…nous montre un endroit sécurisé, à deux pas, dans la cour d’une « posada » (auberge) d’où nous pouvons au moins laisser Joline en toute sécurité, pour aller faire les courses… nous promener…

                                                        

Le week-end passe ainsi. Le lundi, nous sommes conviés à aller à Fray Bentos à 45 km pour nous faire poser une  vitre…Nous restons sceptiques…à juste titre…les modèles sont différents…notre véhicule est européen. Ni en Uruguay, ni au Brésil, ni en Argentine…on ne peut trouver le modèle adéquat.

On nous envoie nous faire poser une vitre acrylique. Cela aurait pu être une solution provisoire, valable, mais comme partout, ici, il y a des gens qui massacrent le travail…

Nous nous faisons petit à petit à l’idée que Joline n’est plus tout à fait sécurisée et …nous retournons sur le camping quelques jours !

 

NUEVA HELVECIA OU COLONIA SUIZA 

                                     

Toute cette partie sud-ouest de l’Uruguay a été « colonisée » par des immigrants suisses, allemands, français, autrichiens, au moment de la crise économique du « vieux continent ».

Ils apportèrent des connaissances techniques, scientifiques, firent progresser l’agriculture, l’industrie…

Ils ont conservés leur culture, leurs traditions…

Nous séjournons quelques jours dans le parc de l’Hôtel Suizo, dans un cadre champêtre, verdoyant, calme…

               

L’Hôtel a été construit en 1872. Restent d’anciens bâtiments et des objets d’époque : les voitures à cheval de transport du pain, du lait etc…

              

              

Le parc est superbement entretenu. 

             

Dans la petite ville, nous découvrons le monument de « los fundadores » sur la place centrale, des bâtiments coloniaux tout autour,  un curieux arbre « l’arbol cantonal » portant les écussons des différents cantons suisses, le château d’eau et un hôtel d’époque, l’Hôtel Nirvana…

                  

                                     

                  

Là aussi, nous nous reposons et nous prenons le temps de faire quelques desserts !

                                        

Nous nous promenons, faisons quelques réparations comme la « repose de la vitre acrylique » dont le  «  scootch » mis dans tous les sens  en multiples épaisseurs pour mieux cramponner la vitre taillée plutôt juste était vraiment très…très visible !!!!

Nous décollons tout ce « foutoir », nettoyons à l’alcool la colle laissée par le scootch, posons un petit ruban « isolateur » tout autour…Puis  Georges la repositionne et avec autant de minutie possible, afin que ça ne saute pas aux yeux à dix kilomètres à la ronde, nous collons un ruban adhésif noir (Ce n’est pas facile avec les angles aigus, obtus… !).

Sera-ce efficace ? En tous cas, c’est plus discret !!!!

Voici un petit récapitulatif :

                                

 

Le samedi  2 novembre  étant l’anniversaire de Georges, nous  allons manger au restaurant de l’Hôtel. La salle est belle, la cuisine goûteuse, nous nous régalons !

                   

Depuis notre camping-car, nous avons, sur Skype, nos deux fils et leurs familles …..Un régal aussi !!!! Ce genre de communication est magique. Nous adorons voir et entendre tous nos « Petits » !!!!

La journée pluvieuse est largement compensée.

Nous nous apprêtons à rejoindre Montevideo. Aux dernières nouvelles le départ du « Grande Costa d’Avorio » est prévu pour le 18 novembre avec arrivée à Anvers le 15 décembre.

Il y a quelques formalités à faire au port et surtout retrouver Merce notre amie déjà rencontrée il y a un an au début du voyage. Nous sommes ravis de passer quelques moments avec elle.

Vous n’aurez pas de photos de Montevideo car nous vous envoyons le blog du camping de l’Hôtel Suizo  où nous recevons  internet dans le camping-car. C’est simple, agréable.

Voilà, nous terminons ce magnifique voyage. Nous avons vécu pendant une année et demie  toutes sortes de situations, de rencontres, une kyrielle d’émotions, de sentiments divers…

Nous remercions à nouveau tous ceux qui nous ont soutenus avec de gentils mots, toutes les personnes qui nous ont fait passer des moments inoubliables, tous les amis voyageurs de rencontre…

Nous ne vous oublierons pas !

A notre retour, nous ferons un article sur la traversée, quelques impressions des retrouvailles avec notre vieux continent !!!!

                 



Publié à 13:16, le 5/11/2013, dans URUGUAY DERNIERE ETAPE, Colonia Suiza
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BOLIVIE - BRESIL

BOLIVIE – BRESIL

BOLIVIE –SUD-EST

 

Après avoir définitivement quitté le Lac Titicaca, côté péruvien,

Nous sommes donc à nouveau en Bolivie, longeons encore quelques temps le Lac côté bolivien.

 

LA PAZ


A La Paz, nous stationnons encore sur le parking de l’aéroport d’où nous vous envoyons l’article précédent du blog…

Volcan Ancohuma 6 530 m, vu du parking :

                     

Par le bus, nous descendons en ville prendre une assurance pour Joline et nous faire couper les cheveux.

Bien sûr, nous marchons beaucoup dans La Paz et ce qui est arrivé à bon nombre d’amis voyageurs nous arriva…

Dans le monde entier, il y a de sérieuses agressions et puis de moins graves…

Pour nous, après avoir ouvert et tenté sans succès de voler le contenu de notre sac à dos à double carapace, des personnes malveillantes nous aspergent, par derrière, de la tête aux pieds de… « dulce de leche » (confiture de lait) dans le but de nous laisser nettoyer par un de leurs complices pendant qu’eux nous déroberaient nos sacs naturellement posés !!!

Là encore, nous partons bien vite et plus loin, nous nous nettoyons tant bien que mal, l’un l’autre. C’est collant, épais, ça a l’avantage de sentir bon mais nous devons passer la journée à nous excuser au resto, dans les magasins car…la couleur est douteuse, surtout sur le « jeans » de Georges !!!

Nous ne sommes pas les premiers, nous ne serons pas les derniers…Certains agresseurs utilisent de la fiente de pigeons !!!

 

ROUTE POUR COCHABAMBA

C’est un paysage de plateaux à 3 800, 4 000m d’altitude. Nous traversons de jolis villages en adobe, voyons les travaux dans les champs. Ils utilisent encore les bœufs, la charrue en bois.

                     

                                           

Après le col, à 4 508 m, la roche devient rouge puis ocre. 

                                         

                   

En bas, il y a des cultures dans la vallée, toujours dans cette terre rouge…

La banlieue de Cochabamba s’étend largement. La circulation est de plus en plus intense, la nuit tombe, nous peinons à trouver un refuge, le parking qu’on nous avait indiqué est  fermé.

 

COCHABAMBA

Pour compléter nos petits déboires, c’est là que nous rencontrons un « gentil » policier qui cherche à nous aider à trouver un parking où stationner pour la nuit. Il grimpe dans le camping-car… En fait, il n’a rien de sérieux à nous proposer et, pour retourner à son lieu de travail, il pousse la gentillesse jusqu’à nous demander sept fois  le prix normal d’un taxi. Nous acceptons de payer mais il est clair que nous aurions préféré mettre l’argent ailleurs !!! Mais, Dieu, comment font ces gens-là avec leur conscience ????

Et, c’est le fidèle GPS de Georges qui nous conduit à une adresse que nous avions eue par des amis voyageurs…

C’est dans le parking de l’hôtel Casa Campestre que nous passerons deux jours …Nous avons accès aux douches d’une des chambres. Les matins, nous prenons un petit déjeuner tropical, magistral, succulent !!!

                                       

De là, nous partons, et revenons, au Centre Historique avec le gentil Ronald, chauffeur d’un taxi de l’hôtel.

Merci Ronald pour les agréables moments passés avec toi…

                                     

 

La Place « 14 de septiembre » est entourée de bâtiments coloniaux, d’arcades…

De l’Eglise de la Compania et de la Cathédrale comprenant une chapelle de la « Grotte de Lourdes ».

                                         

                                         

Nous nous promenons dans « La Cancha », c’est un grand marché coloré, animé…

                    

                                          

Toujours de jolis bus :

 

ROUTE POUR SANTA CRUZ

Nous prenons la route pour Santa Cruz, absolument horrible, en lacets, défoncée, avec de gros pavés arrachés, des bosses, des trous, des ornières là où c’est goudronné. Le trafic est épouvantable, nous faisons 150 km en 4 h 30 !!! Il fait une chaleur torride, 38° ou plus !!!

                                       

Heureusement, nous pouvons profiter un peu du paysage. Nous sommes dans l’Oriente, c’est la selva, la végétation tropicale. Nous retrouvons la forêt touffue, les lianes, les grandes fougères mais aussi les papayers, bananiers, les maisons sur pilotis…

                                     

Ici, se fait beaucoup de culture de « coca », beaucoup d’exportation…

De beaux paysages de Rios :

En arrivant à Santa Cruz, nous ne sommes plus qu’à 325 m d’altitude.

Juste avant, à Entre Rios, nous faisons le plein de fruits  tropicaux, papayes, ananas!!!

 

SANTA CRUZ

Nous bivouaquons dans un parking fermé, rue Tarija, à deux pas du centre, le « Guantanamo » : S : 17° 47.024, W : 063° 10.597.

La visite est vite faite car un week-end, c’est plutôt mort et puis la ville possède peu d’endroits attractifs, le Centre Historique est peu intéressant et presqu’inexistant.

Nous passons essentiellement  notre temps à boire des jus d’oranges pressées, manger des fruits…

Nous découvrons la Place du 24 septembre avec  la cathédrale, le Palais de la Préfecture, la Maison de  la culture, puis  les rues alentour, sans grand intérêt…

                   

                                              

Nous poursuivons dans un paysage de savane où quelques troupeaux en liberté  paissent …

Beaucoup de cactus- candélabres :

Ici, les poteaux électriques sont tous plus tordus les uns que les autres !

 

SAN JOSE DE CHIQUITOS

Nous passons dans la région des Missions Jésuites de Chiquitos.

Aux 17ème et 18ème siècles, des missionnaires jésuites construisirent   une dizaine de missions dans le but d’évangéliser les Indiens Chiquitanos mais aussi de construire une espèce de Société idéale, un modèle social communautaire.

La restauration, en 1 971, financée par l’Allemagne, la Suisse, l’Espagne a permis de sauver ces monuments uniques au Monde.

Nous visitons San José de Chiquitos fondé en 1 697. Cette mission est considérée comme le plus vieil édifice de l’est de la Bolivie. Elle est construite en pierres.

La Tour, l’Eglise, la Chapelle :

                                       

                    

Les fresques murales ont été restaurées superbement :

                                         

La place du village est en travaux, elle possède de beaux arbres :

C’est  à San Jose que nous  rencontrons cette plante insolite et ces belles fleurs :

                                         

En route, nous croisons de temps en temps des « carrioles »de transports. En ville, ce sont des personnes en salopettes et chapeaux pour les hommes, petites robes avec ceinture,  chaussettes, cheveux tirés raie au milieu pour les filles…

Ce sont les « Mennonites », secte fondée au 16ème siècle en Suisse. Ils sont de riches cultivateurs, vivent en autarcie, ici, en  «  Oriente », selon leurs propres lois…

                                       

 

ROUTE POUR LA FRONTIERE

Nous traversons toujours la savane puis viennent de jolies  montagnes aux roches rouges, nous arrivons à Chochis.

                      

CHOCHIS

C’est un sanctuaire religieux, au pied  d’un superbe monolithe rouge : le Cerro de Chochis, 

                   

construit, sculpté, décoré par les habitants pour commémorer la terrible catastrophe du 15 janvier 1 979 où des pluies diluviennes ont provoqué des glissements de terrains avec un nombre impressionnant de disparus, des villages ensevelis, la voie ferrée en partie emportée…

Tout cela est relaté dans des sculptures sur bois au Sanctuaire.

                   

Nous y trouvons de même maintes autres sculptures intéressantes et belles…  

                   

                                            

Sur notre chemin, nous commençons à voir des toucans, toujours des vaches à bosse mais aussi de jolis buissons rose-mauve, des nids situés au bout des branches pour dissuader les prédateurs…

                                                                                                                                                           

                                      

                                     

Nous passons  rapidement la frontière bolivienne à Puerto Quijarro  et entrons  au Brésil encore plus rapidement !

Nous quittons la Bolivie, superbe pays où nous nous sommes réellement plus mais nous sommes heureux de retrouver le Brésil à la faune si riche…

Merci de nous suivre et à bientôt !

 

RETOUR AU BRESIL

CORUMBA

Nous arrivons donc de la Bolivie, passons simplement les frontières et faisons une petite étape à Corumba.

Nous bivouaquons au port fluvial sur le parking du « gobierno ». Le gobierno où l’accueil est absolument charmant.

                                                    

Il fait une chaleur accablante…facilement 38°.

Dans le port stationnent des bateaux-hôtels qui reçoivent de riches brésiliens désireux de pêcher dans les eaux du fleuve Paraguay.

                                      

Du bord, nous voyons dériver des plantes, quelquefois  fleuries, c’est absolument curieux. Parfois, on dirait une petite ile qui met les voiles !

Par temps chaud, des plaques de plantes aquatiques se détachent et dérivent…avec les poissons cachés dessous…

Les barques se faufilent  au milieu de ce pittoresque jardin flottant.

En ville, c’est une ville moderne, finis les marchés typiques, colorés, bruyants, grouillants…

Nous entrons dans la cathédrale :

                                        

Nous nous promenons sur la Place Centrale avec son kiosque à la « française » :

                                       

Ses quelques façades colorées :

Dans la région, on exploite le minerai de fer, le manganèse…

 

LE PANTANAL SUD

En partant de Corumba, nous traversons le Pont sur la rivière Paraguay :

                                     

Lorsque nous prenons la route pour traverser le Pantanal Sud, nous avons un grand espoir d’y rencontrer toute la faune que nous connaissons déjà depuis notre premier passage dans le Pantanal nord.

Nous ne sommes pas déçus. C’est un festival d’oiseaux, surtout, qui nous attend !

                        

Du  « tuiuiu », emblème du Pantanal,

                    

                                        

Aux cigognes,

                  

                 

En passant par les hérons blancs, cendrés, 

                   

                                       

Et toutes sortes d’autres oiseaux, de belles couleurs, aux cris curieux quelquefois.

                                   

                                      

                 

Nous y retrouvons les « jacares », guettant une proie, assoupis ou baillant… Ce sont de belles bêtes…aux belles  dents !!!

                 

                                     

                 

 

Vers le soir, les nandous sont au rendez-vous et surtout les caïpivaras, en famille souvent, toujours près des trous d’eau. Ils ressemblent aux « cuys » mais façon « poids lourds ».

                                        

                                        

Nous bivouaquons à Miranda, la tête pleine des cris d’oiseaux et autres animaux cachés dans la végétation aquatique, les yeux remplis des milliers d’envols majestueux ou merveilleusement colorés pour les plus petits, remplis aussi des belles lumières sur les nombreux rios, les marécages, les lagunes…

Nous y rencontrons une famille de français, Nadine, Stéphane   et leurs trois filles. Nous échangeons quelques impressions, bavardons un peu et chacun reprend sa route.

Ce fut juste une sympathique rencontre où nous récoltons quelques nouvelles d’autres amis voyageurs qu’ils viennent de quitter à Bonito…

 

C’est ainsi Isa, Francis que nous sommes passés à quelques kilomètres les uns des autres…mais maintenant, vous êtes partis dans un sens et nous, nous prenons le sens opposé !!! Il nous faudrait internet tous les jours ! Dommage !!! Bon vent les Amis !!! Profitez bien !!!

 

SUD DU BRESIL

Nous traversons donc une partie du Pantanal sud, de l’Etat du Mato Grosso do Sul dont la capitale est Campo Grande. Ici, on y fait surtout de l’élevage extensif, quelques plantations d’eucalyptus et de la canne à sucre.

On voit de belles fazendas avec, on imagine, des centaines d’hectares autour où les troupeaux se déplacent au gré de leurs envies…

Contraste, sur le bord de la route, nous voyons quelquefois des sortes de cabanes de tôles, planches, plastique qui semblent abriter des familles !

                  

                                   

Puis, nous arrivons au fleuve Parana, un pont de 11 ou 12 km  l’enjambe, c’est impressionnant, il n’en finit pas ! Le fleuve ressemble à une mer ou un grand lac…

                                  

De l’autre côté, c’est l’Etat de Sao Paulo, les grandes plaines continuent avec les troupeaux mais aussi des immensités de cultures de canne à sucre.

                                 

Le Brésil est le 1er producteur mondial de sucre de canne. Il en  produit plus de 30 millions de tonnes par an. Il est aussi le 1er pays du monde pour l’élevage des bœufs, porcs, poulets …

Parfois, des termitières peuplent des champs entiers !

Sur la route, il y a un énorme trafic de camions…mais tout est fluide…

Plus au sud, dans l’Etat du Parana, en arrivant vers Curitiba, il y a d’immenses forêts de sapins, d’eucalyptus…et d’importantes scieries, d’énormes étendues de céréales…Apparemment, la moisson est commencée, nous voyons les moissonneuses au loin.

                                     

                 

                                  

On y cultive aussi le café. Depuis 1 840, il est le 1er producteur et exportateur mondial. Nous ne visitons pas d’exploitations…

Nous traversons les Etats du Parana, de Santa Catarina, du Rio Grande Do Sul où le paysage est joliment ponctué de très beaux araucarias…

                  

 

LES MISSIONS

Dans l’Etat du Rio Grande Do Sul se trouve une région où les Jésuites, aux 17ème et 18ème siècles, ont construit des Missions pour évangéliser ici les Indiens Guaranis comme au Paraguay et en Argentine.

La visite de ces lieux est toujours intéressante, l’Eglise de la Mission de Sao Miguel Das Missoes s’élève fièrement au milieu des ruines des écoles, hôpital, logements des missionnaires, des Indiens Guaranis, des ateliers…jardins, cimetière… 

                   

                   

Les Jésuites ont été expulsés  en 1 767, 1 768.

Cette Mission est inscrite au Patrimoine culturel de l’humanité (UNESCO).

Nous bivouaquons sur le parking du site, les gardiens nous proposent le branchement électrique et l’eau…un agréable bivouac avec de beaux arbres autour de nous !

  

ADEUS BRASIL

Voilà, nous quittons aussi définitivement le Brésil, nous n’aurons visité que le sud. C’est un immense pays, seize fois la France, dont l’Amazonie couvre la majeure partie. L’Amazonie est une région difficile à visiter puisque parcourue uniquement par  des cours d’eau : la gigantesque Amazone et ses centaines d’affluents…

Nous entrons en Uruguay, allons voir un peu le Centre, l’Ouest que nous ne connaissons pas puis prendre quelques temps de repos pour organiser un peu notre retour sur le cargo : « Le Grande Avorio » où nous abandonnons Joline dans les soutes pour un mois…et aussi rendre visite à notre Amie Merce à Montevideo. Le départ est prévu pour le 15 novembre.

Nous espérons pouvoir vous envoyer un dernier petit article car, après, nous n’avons aucune possibilité de connexion pendant la traversée et dès notre arrivée à Anvers, nous n’aurons, je le sais, que l’envie de revoir vite les enfants et petits-enfants qui habitent le Nord…et ensuite ceux qui habitent  Lyon…

Mais, dès que possible, nous vous transmettrons de nos nouvelles.

Sachez, tous nos Amis, que nous avons fait un voyage fantastique, fabuleux, que nous portons chaque pays  dans notre cœur, pour différentes raisons bien sûr, mais de grâce, ne nous demandez pas  ce que nous avons préféré …nous ne ferons pas de classements ! Il y a eu des moments très forts lors de rencontres humaines inoubliables, d’autres avec les animaux ou encore avec des merveilles de la nature…

Nous revenons vers vous, différents, et probablement que nous serons assez longs à retrouver nos « repères » du  quotidien …Ne nous en veuillez pas…

Nous sommes aussi, bien sûr, très heureux de vous retrouver….A bientôt !......

                                   

         

 

Merci à vous tous qui nous avez  suivis, encouragés… De notre côté, nous sommes très heureux d’avoir réussi à vous faire partager nos découvertes, nos émotions par l’intermédiaire du blog.

Au revoir à tous les Amis voyageurs. Pour vous, bonne continuation et toujours plus de plaisirs dans vos périples….



Publié à 16:18, le 11/10/2013, Uruguaiana
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EQUATEUR PEROU

EQUATEUR – PEROU –(suite)

Bonjour à tous, 

Coucou, nous revoilà, nous vous communiquons la fin de notre article qui n'a pas été enregistré... encore une fois !...Pourquoi?...Nous n'en savons rien mais rassurez-vous, lors de notre prochain périple, nous serons au point quant à l'informatique !!!

 

SITE " CHULLPAS DE SILLUSTANI " (suite)

Juli mérite une petite visite, elle possède plusieurs églises car créoles, métis et indiens se rendaient dans des édifices différents. Dominicains et Jésuites avaient aussi leurs lieux de …concurrence !

Templo de San Juan de Latran : construit par les Dominicains en 1 570, transformé en véritable musée comportant une vingtaine de toiles, surtout de l’Ecole de Cuzco…

                                       

Templo Santa Cruz construit en 1 583 par les Jésuites.

                                      

Templo de la Virgen de la  Asuncion, 1 568, son beffroi a été endommagé par la foudre. Là, on y donne un concert.

                                    

Templo San Pedro, 1 565, Belle façade sculptée.

                                   

Il y a aussi l’Eglise des paysans…

 

A Zepita, après un mini-accrochage dans une rue hyper encombrée, après une vive altercation et un délestage de 50 soles (14 euros) pour calmer le jeu, nous partons bien vite à la frontière de Desaguadero, tout près, où là, nous nous serions crûs dans une fourmilière, pire qu’une imagination fertile peut concevoir !!!

Nous faisons les formalités, côté Péruvien et côté Bolivien, dans un grouillement terrible…des queues incroyables…Finalement, tout se fait assez rapidement.

A cette frontière existe un trafic extraordinaire sur des tricycles, non pas un trafic suspect, nous n’en savons rien, mais un trafic de …simples  pommes de terre, d’énormes ballots de ? etc !!!

                                       

Nous nous dirigeons vers La Paz, ensuite nous traverserons la Bolivie à l’Est, que nous ne connaissons pas, pour nous rendre au Brésil…

Un petit clin d’œil à la flore de la région :   

 

 

Avec nos excuses, à bientôt...    



Publié à 20:41, le 23/09/2013, dans EQUATEUR PEROU , La Paz
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EQUATEUR PEROU

EQUATEUR – PEROU –

SUD-OUEST DE L’EQUATEUR

 

Après avoir passé un très bon séjour en Equateur, petit pays agréable aux disparités ethniques importantes, avec des paysages variés, des marchés très colorés, de délicieux fruits à foison, des habitants chaleureux, des costumes régionaux magnifiques, un riche artisanat…après vous avoir envoyé le dernier article de blog après maints échecs dus à des interruptions d’internet, à Guayaquil, nous longeons la Côte Pacifique jusqu’à la frontière avec le Pérou…

                                        

 

LA BANANE

Ce ne sont pratiquement que des immensités plantées de bananiers. Ils sont les premiers exportateurs de bananes au monde. Une main-d’œuvre très importante est employée.

                                       

Il y a aussi beaucoup de cacaoyers, de canne à sucre et de riz.

 

LE RIZ

Dans les rizières, les maisons sur pilotis sont très nombreuses.

                                      

Certaines parcelles sont traitées par avion.

                                       

 

LE CACAO

Apparemment le cacao est  mûr, les fruits sont rouge-foncé et nous pouvons voir les graines qui sèchent au soleil.

                                                  

                        

Il faut les remuer de temps à autre, la chaleur est telle que le séchage doit être rapide…

 

Comme souvent, de magnifiques arbres attirent notre regard.

                                         

 

LA FRONTIERE 

Nous n’allons pas vous raconter en détail notre passage de frontières, ce serait long et peut-être incompréhensible !

Sachez que nous avons passé peut-être une heure à …rentrer au Pérou sans tampons de sortie d’Equateur, revenir en Equateur pour faire uniquement les formalités pour le camping-car, retourner au Pérou pour obtenir les  tampons de sortie d’Equateur et d’entrée au Pérou( les bureaux sont ensemble) dans d’immenses bâtiments  neufs construits de part et d’autre d’un pont…Pour finalement nous tromper et reprendre la route pour l’Equateur….Erreur bien vite corrigée mais nous avons bien ri !!!

Nous n’étions pas les seuls, Silkey et Michel, Suisses, ont à peu près suivi le même parcours !!!  Y aurait-il  un problème de signalisation ???

 

LE PEROU

 

LE RIZ

En entrant au Pérou et longeant la côte Pacifique, vers Tumbes, c’est le travail dans les rizières qui nous intéresse.

                                        

Ici, on prépare des parcelles à l’aide d’une machine.

                                        

Là, on arrache des touffes de plants qu’on met en bottes. 

                                      

Ailleurs, dans des espaces prêts à les accueillir, on les repique.

                                     

D’autres parcelles  sont traitées avec la pompe sur le dos, ici on n’utilise peut-être pas l’avion comme en Equateur.

Nous resterions volontiers plus longtemps à observer ce travail précis, dans un paysage aux couleurs, aux lumières fort jolies…d’autant que les ouvriers sont absolument charmants…

 

Plus loin, la côte est désertique, c’est avec plaisir que nous roulons, le sable de tous côtés, des dunes, des épineux ou absolument rien…Pour nous, c’est encore une sensation que nous aimons.

                                        

 

LAMBAYEQUE – LE MUSEE TUMBAS REALES DE SIPAN.

Quel plaisir de découvrir avec Marie, guide parlant français, cet immense trésor archéologique.

                                           

Découverte en 1 987, par un heureux hasard, la Pyramide de Sipan a été fouillée et a permis de découvrir des tombes : celle du Senor de Sipan, celles d’un ancêtre et d’un prêtre…gisant depuis 1 750 ans, dans une pyramide Moche en adobe, entourés d’objets extraordinaires de la culture et art mochica.

La civilisation Moche était établie dans cette région jusqu’à l’an 1 000 environ. Rappelez-vous notre visite de Chan Chan à quelques 200 kilomètres d’ici, où la civilisation Chimu succéda à la civilisation Moche…

Les objets recueillis dans les tombes sont d’une richesse et d’une beauté inestimables.  

Les poteries sont particulièrement belles et font appel à diverses facettes de leur culture.

Les pièces ornementales portées par les Seigneurs, boucles d’oreilles en or et turquoise, boucles de  nez,  colliers sont particulièrement riches et volumineux. Les « pectoraux » sont en perles de coquillages finement travaillées ; les étendards, les coiffures en cuivre recouverts d’or sont d’une complexité incroyable…   

Sans photos, je n’insiste pas, ce ne peut être intéressant.

La visite se termine par une animation mettant en scène le Seigneur de Sipan, sa Cour etc…vêtus de copies de toutes les richesses observées.

Il reste deux pyramides à fouiller, quels trésors sont-ils cachés là-dedans ?

Pour clore la journée, sachez que nous bivouaquons sur le parking du site, lieu bien sûr fermé et sécurisé.

 

DES PAYSAGES DU BORD DU PACIFIQUE –CÔTE  NORD-OUEST

De chiclayo à Chimbote, ce qui domine c’est le désert, quelquefois avec des épineux,

Quelquefois nu,

                                      

Quelquefois avec des cerros que le sable envahit,

Quelquefois avec des dunes, de belles dunes ondulées,

                                      

Quand vient le soir, les couleurs passent à l’ocre rouge.

 

SITE ARCHEOLOGIQUE DE SECHIN PRES DE CASMA

Le petit musée contient la maquette du site, quelques poteries et …au sous-sol, datant de 700 ans après J.C, la momie d’une jeune femme qui fut enterrée vivante : vue saisissante.

                                        

Le Sanctuaire du Peuple Moche date de 1 600 ans avant J.C. Conçu en adobe, il n’est pas facile à étudier car l’érosion est importante. Des fouilles continuent.

Seule est visible, actuellement, une enceinte en pierres sculptées, gravées.

Les Moche devaient être sanguinaires et de grands guerriers car toutes les pierres représentent des guerriers vaincus avec les membres détachés du corps, des trous dans la tête, des plaies saignant abondamment…et des guerriers vainqueurs représentés entiers , debout, vêtus et portant toujours fièrement  les armes…

Les sculptures sont nettes, très expressives.

                   

   

C’est encore un moment très apprécié avant de reprendre la route vers le Sud.

 

LES PAYSAGES DE LA CÔTE PACIFIQUE DE CASMA A LIMA.

Les paysages désertiques sont de toute beauté :

 

Vers Casma.

Vers Huarmey.

Quelques vues sur l’Océan.

                   

                  

                      

Nous traversons Lima en une heure. La « garùa » est absente mais nous décidons de passer sans visiter. Nous attrapons au vol le haut de quelques édifices… plutôt peu présentables !!!

                 

                       

 

DE LIMA A NASCA

Après Lima, la côte a de belles plages, de beaux aménagements.

                 

Vers Pisco, Ica, nous retrouvons les vignes.

                                          

L’Oasis Huacachina près d’Ica possède de superbes dunes, de jolis villages typiques mais quelle tristesse, tout est jonché de détritus ! Où que vous portiez les yeux, vous  avez des déchets, ils vous agressent…

                                         

                   

                   

                                                           

Même sur les flancs des dunes, les sachets en plastique volent au vent. Nous sommes vraiment trop abasourdis, tristes. Comme les hommes  sont destructeurs, irrespectueux de la Nature…Je parle en général…

                   

A Nasca, nous retournons au mirador, histoire de voir si les figures sont plus visibles en fin de journée ! Les mains et l’arbre sont à peu près nets, quant au lézard, nous ne le distinguons pas !

 

CIMETIERE CHAUCHILLA

A quelques kilomètres au sud de Nasca, par un ripio de 7 km, tout à fait convenable…pour un ripio…nous allons voir un site bien curieux, le cimetière Chauchilla, une nécropole pré-inca.

                                      

Une douzaine de tombes, de la culture icachincha, d’un très vaste cimetière, ont été mises au jour.

Les tombes étaient construites en larges briques  de terre cuite, elles contenaient environ trois momies très bien conservées, souvent avec de longs cheveux, des vêtements dont les fibres  très anciennes restent bien visibles. Les objets usuels qui les accompagnaient toujours avec de la nourriture en vue de la nouvelle vie…

Ce site, une fois encore, montre bien comment étaient enterrés les  peuples : en position fœtale, ainsi que leurs croyances de par les objets  déposés près d’eux.

                 

                   

DE CHALA A AREQUIPA

La Côte Pacifique est vraiment de toute beauté.

Petits ports de pêche.

                

Cabanes de pêcheurs.

                                     

Des anses, des baies, des ilots, des rochers…

                

                                     

                     

Des villages,des vallées avec cultures.

                   

Toujours des dunes, de magnifiques rochers, villages...

                   

A Camana, nous quittons le bord de l’Océan pour entrer dans les terres et nous diriger vers Arequipa.

                                       

 

AREQUIPA

                                                  

Vite, nous nous empressons de contacter par internet Philippe, Ami de notre Ami René, vivant à Arequipa.

Chouette ! Heureux de le rencontrer, nous recevons un  e-mail  venant de… devinez ? De France !!! Eh oui, Philippe se trouve actuellement en France.

Pardonne-nous Philippe mais nous sommes déçus tout comme toi bien sûr, mais c’est ainsi ! Il faut bien que chacun vive sa vie !

Et c’est donc sans toi que nous visiterons Arequipa et les alentours. Nous allons essayer de faire honneur à ta ville et te mettre de belles photos…

Arequipa est appelée souvent « ville blanche » car les églises, les monastères, les édifices coloniaux  sont construits avec de la roche volcanique presque blanche : le « sillar ».

Elle est construite, en 1 540, au pied de deux majestueux volcans : Le Misti, 5 825 m, au cône parfait et le Chachani, 6 075 m.

 

La « Plaza de Armas »est magnifiquement entourée d’arcades sur deux étages et de la Cathédrale.

                       

                   

Souvent victime de tremblements de terre et d’éruptions volcaniques, ses édifices possèdent des murs très épais.

                  

 

La Compania, église jésuite du 17ème siècle, possède une façade richement sculptée.

                                         

Sa sacristie avec coupole est entièrement recouverte de peintures, perroquets, fleurs aux multiples couleurs. Photos interdites, dommage ! Ce sera une photo d’après carte postale !

Ses cloitres possèdent des piliers très travaillés.

 

D’autres églises : Santo Domingo, San Agustin, aux portails très ouvragés.

                                                         

 

Nous faisons la visite du « Monasterio de Santa Catalina » avec une guide parlant le français.

C’est un couvent dominicain, vraie ville dans la ville.

                                            

La tradition voulait à cette époque que la seconde fille des familles nobles espagnoles rentre au couvent. La famille versait une dot impressionnante.

Pendant une longue période, chaque nonne possédait sa véritable maison, basse, ocre-rouge, avec sa cellule, sa cuisine, son jardinet…Elle pouvait avoir jusqu’à quatre servantes…

Cloitre des Orangers : 

                   

                                         

Puis les règles ont changé à une certaine époque, la vie au couvent devint communautaire.

 

Des édifices coloniaux transformés en Banques ou autres.

                                         

 

Le Musée Santuarios Andinos :

Nous avons fait la visite avec une étudiante parlant le français.

Ce musée expose la Momie Juanita, princesse, sacrifiée pour apaiser les furies des Apus, Dieux des montagnes, lors d’éruptions volcaniques par exemple.

Elle était tout au sommet du volcan Ampato, à 6 265 m et fut trouvée par une équipe d’Andinistes…

Au début de la visite, un film très intéressant nous explique tout cela.

Juanita : photo d’après carte postale.                               

                                     

 

Visite avec le bus panoramique.

La visite dure quatre heures et nous faisons véritablement le tour de la ville. Nous découvrons des lieux  que nous ne pouvons guère voir par nous-mêmes car trop éloignés du Centre Historique.

L’Eglise Yanahuara, très finement sculptée donne sur une place bordée de palmiers. Du mirador, nous avons une belle vue sur la ville et les trois volcans.

                  

                                                         

Mirador de Carmen Alto.

                                                       

Le moulin de Sabandia. Jolies cultures en terrasses.

                                                      

                          

La « Mansion del Fundador ». Propriété de style colonial du fondateur d’Arequipa.

                                             

 

Là, nous découvrons que certains, dans cette région, sont passionnés de taureaux.

Ils leur mettent des protections aux cornes et les font combattre tête contre tête.

                                            

 

LE CANYON DE COLCA

Nous quittons les amis de rencontre, Carine et Coen, Hannie et Jean-Pierre, Susi et Ruedi, pour nous rendre au Canyon à 200 km d’Arequipa, tout d’abord par une route asphaltée puis par un ripio.

                       

                                                  

Sur le trajet, nous voyons les gens travailler dans les champs, des troupeaux de vigognes, de lamas et alpagas, normal puisque nous sommes à plus de 4 000m d’altitude.

Nous passons le col de Patapampa à 4 910 m où nous pouvons voir de nombreux « apachetas », sortes de cairns destinés aux Apus.

Nous pouvons distinguer au loin la chaine de volcans. Nous y apercevons le Volcan Sabancaya 5 976 m qui, en 1 995, entra en éruption, fit fondre les glaces de l’Ampato son voisin et mit la Momie Juanita à découvert.

                                         

 

Le Canyon de Colca est très profond, 3 400m, dit-on, deux fois plus haut que le Grand Canyon du Colorado. Mais, de par sa largeur, cela le rend moins impressionnant, il ressemble à une vallée, il fait environ 100km, ses flancs sont jalonnés de villages, de très belles cultures en terrasses, des milliers d’hectares.

                                         

                    

                  

Toujours impressionnant ce travail gigantesque.

                 

Nous bivouaquons sur le parking du site « Cruz del Condor »en compagnie de Susi et Ruedi venus nous rejoindre, ainsi que de  Heidi et Verner, des Allemands que nous avons déjà rencontrés à Iguaçu il y a plus d’un an !

De là, tôt le matin, quand les courants d’air chaud sont favorables, les condors, « oiseaux sacrés des Andes »commencent leur ballet.

                                          

Nous admirons ces majestueux oiseaux qui planent dans la gorge, s’élèvent haut dans les airs, se posent pour notre grande satisfaction sur un rocher tout près de notre observatoire.

Les mâles, de 2,80 m d’envergure parfois, ont une collerette ainsi qu’une partie des ailes blanches.

Les femelles ont un joli plumage mordoré.

                         

                     

Nous passons des heures à les observer puisqu’ils nous font l’honneur  de venir nous faire le spectacle !

Quelle belle rencontre encore…

          

DU CANYON DE COLCA  A LA FRONTIERE BOLIVIENNE

Nous suivons donc à nouveau le Canyon de Colca avec ses cultures en terrasses, ses villages…

                    

                                         

Nous faisons une halte à Chivay, petit bourg au marché coloré où nous découvrons encore de nouveaux chapeaux ! Dans la région d’Arequipa, les femmes s’habillent de manière traditionnelle, jupes et petits gilets brodés, chapeaux fleuris avec bord retroussé à l’arrière.

                                        

Ici, beaucoup de dames, dont les plus  âgées, portent un chapeau à ruban fleuri et brillant, toujours l’habit traditionnel.

 

L’Eglise Martin Munoz possède une décoration indienne avec des fresques colorées, un orgue en bois très ancien…

                                          

 

Ensuite, nous rencontrons quelques « lagunas »toujours belles à regarder, où canards ou flamants semblent y vivre sereinement.

 

                      

Lorsque nous prenons la route pour Puno, le paysage est une pampa désertique, un plateau à plus de 4 000m.

Au loin, de douces montagnes à l’herbe rase et jaunie rappellent  la Mongolie.

De très importants troupeaux de lamas et d’alpagas y paissent tranquillement, s’abreuvent dans les lagunes.

                  

Nous longeons le Lac Laguinillas, c’est le soir, les couleurs sont intenses…

               

 

Nous passons Juliaca avec difficulté : rues défoncées, circulation « galérique », aucun panneau et de plus, des déviations que nous perdons, alors…nous traversons certainement tous les marchés de la ville !!! ça grouille partout !!! Heureusement que Joline peut se faufiler !!!

                   

                                         

Dans la banlieue, de toute part, on construit des « fours à céramique ».

 

Un peu plus loin, nous nous rendons sur le site Chullpas de Sillustani.

SITE « CHULLPAS DE SILLUSTANI »

Il est situé sur une presqu’ile, au bord du Lac Umayo à 4 000m d’altitude.

A l’époque pré-inca, de 1 200 à 1 400, les peuples Aymaras étaient inhumés dans des « chullpas », des tours funéraires dont la petite porte se situait à l’Est, face au soleil levant.

                  

                                   

Quand vinrent les Incas, ils utilisèrent le même lieu pour leurs sépultures, sauf que les tours étaient construites avec leur art d’ajuster les pierres taillées !

Dans chaque tombe ont été trouvées jusqu’à douze personnes momifiées, en position fœtale ainsi que tous les objets qui les accompagnaient, de riches parures et objets usuels déposés lors des rites mortuaires. Tout est exposé au musée de Puno.

Tombe au lézard.                 

                

 

Ce site est une fois de plus particulier. Aussi, il est situé dans un superbe cadre.

Dans le lac s’abreuvent des vaches  près de pêcheurs sur leurs barques en totora…Les lumières jouent à la surface de l’eau…

 

Lorsque nous en  repartons après un bivouac très tranquille sur le parking du site, nous admirons dans le village voisin, toutes les jolies maisons en pierres avec leurs cours intérieures aux murets très décoratifs, de petits portails portant les porte-bonheur de la région. Quelquefois, des lamas sont attachés devant l’entrée…vraiment pittoresque !

               

               

Ce qui est aussi attachant, ce sont toutes ces sculptures, scènes naïves, que toutes les bourgades exposent sur leurs places.


Publié à 15:10, le 22/09/2013, dans EQUATEUR PEROU , La Paz
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EQUATEUR - suite

EQUATEUR - Suite

UN PETIT COIN D'AMAZONIE - Suite

PUYO - Suite

...Nous passons au moins deux heures avec Chris, qui parle français, à parcourir la forêt plantée d’une grande quantité d’essences, de plantes très souvent médicinales, à sentir, goûter, observer, écouter…essayer de reconnaitre les plantes qui soignent tels maux, tels autres…

                   

                                  

                                                                

Il nous montre les reconstitutions d’habitations « waorani » et « shuar », nous apprend beaucoup sur leur culture, leur vie au quotidien…nous montre des objets usuels dont la sarbacane…

                                         

                                        

Voici « l’arbre qui marche », il avance de plusieurs centimètres par an, il met des racines sur le tronc du côté où il y a la lumière et ainsi progresse…

              

Les explications sont extrêmement enrichissantes mais une grosse et puissante averse orageuse nous perturbe quelque peu, écourte la visite qui fut cependant…très longue et intéressante.

Merci Chris et longue vie au Parc !

 

PUERTO  MISAHUALLI.

Un peu plus loin au nord, nous entrons davantage encore dans l’Amazonie. La végétation est typique, dense,  « humide ». Il s’y dégage une chaleur moite, nous entendons des cris d’oiseaux inconnus ou peut-être d’autres animaux…

Dans le petit village, des singes se promènent sur les toits, sur les voitures, dans les rues…

                                         

Nous pouvons y voir un ceibo énorme d’au moins 30 m et d’une base gigantesque !

                                         

                          

Nous allons à « l’Agence Teorumi »rendre visite à Amélie, française, pour obtenir des renseignements sur les possibilités de s’enfoncer un peu plus dans la forêt amazonienne …

                                         

Nous prenons une pirogue, par un matin très nuageux comme il arrive souvent à cette époque, avec Alfredo le capitaine  de la pirogue et Félix notre guide qui parle un peu français.

                                         

Nous entamons la navigation sur le fleuve Napo qui ira plus loin se jeter dans le fleuve Amazone.

Nous nous arrêtons dans l’une des 8 Communautés quechua réparties le long des berges du Napo : La Communauté Schiripuno.

                                        

Félix nous montre quantités d’arbres dont les cacaoyers, de plantes dont le manioc et autres…nous tatoue de signes Quechua avec le jus de l’intérieur d’un petit fruit dont nous avons déjà oublié le nom !

                      

                                          

                                         

                     

Un groupe de touristes se joint à nous pour faire un bout de chemin sur le fleuve puis descendre pour faire une balade dans la forêt alors que nous, nous continuons sur le fleuve tumultueux jusqu’à une réserve « l’Amazoonica » où l’on a recueilli des animaux malades, blessés ou autre, où on les soigne et les prépare à retourner dans la nature sauvage.

Nous découvrons :

Des tapirs,           

Des aras,             

Des félins,            

Des caïmans,       

Des pécaris,         

Ainsi que l’arbre qui marche… encore !

                            

 

Une pluie énorme nous accompagne, durera pratiquement jusqu’au soir. Il ne fait pas froid mais ce n’est pas très agréable d’autant que beaucoup d’animaux se cachent…

Nous revenons au premier village quechua, nous y déjeunons d’un savoureux poisson cuit dans la feuille d’une plante spéciale sur un feu de bois, de manioc…et d’une tranche d’ananas en dessert. Nous buvons du thé « natural ». Tout est produit localement.

                           

Nous connaissons déjà ce plat pour l’avoir dégusté hier.

  

                           

 Observez bien la cuisson, il y a aussi de gros vers de palmiers à rôtir tout vivants, il parait que c’est succulent !!!

                         

 Ensuite, nous assistons, dans le lieu destiné aux palabres, à un discours concernant la condition des femmes, puis à une danse…

                        

On nous a préparé la « chicha d’Amazonie », sorte d’alcool au goût aigre, fait à partir de manioc mâché, recraché par les femmes indigènes, mélangé à de l’eau. C’est un peu……moyen !!!!!

Puis, Félix nous prépare du chocolat à partir du fruit du cacaoyer, coupé en deux, laissant apparaitre des graines dont on suce la partie blanche. On récupère la partie noire que l’on fait griller, décortique, écrase en fine poudre, mélange à de l’eau vanillée, du sucre, un peu de lait…

Nous remettons à cuire. C’est super captivant et super bon lorsque nous le dégustons sur de gros dés de papaye !

       

       

                           

Journée très intéressante mais très mouillée…C’est l’Amazonie ! Pluie forte, subite !

                         

Nous bivouaquons dans l’enceinte de l’école de Puerto Misahualli. Les classes reprennent seulement dans une semaine. Dans la région «  Amazonie », les vacances sont sensiblement les mêmes qu’en France et différentes des autres régions de l’Equateur.

                         

 

ROUTE POUR LA COTE PACIFIQUE

Lorsque nous passons vers Riobamba, nous avons le plaisir de voir un peu mieux le volcan Chimborazo 6 310m mais la vue est fugace, de gros nuages rôdent autour !

                           

Lorsque nous traversons la région « Chimborazo », nous découvrons des immensités de bananiers, orangers mais aussi de canne à sucre, de riz, haricots secs, tomates, piments…

                          

Nous nous laissons tenter par une papaye et un gros ananas  odorants, une douzaine de bananes roses, délicieuses, pour 1,20 Euros à peine avec quelques mandarines dans le marché !

                                           

A Guayaquil, nous faisons remplir notre deuxième bouteille de gaz à « Kingas », l’accueil est très chaleureux.

Juste à côté de Joline, sur un arbre, un iguane nous observe.

Ce soir, nous dormons au bord du Pacifique à Puerto Lopez.

 

PUERTO LOPEZ

C’est une petite ville de pêcheurs.

                                        

Dans la baie, les bateaux de pêche sont rentrés. Sur la plage, les pêcheurs trient, écaillent, vident…les poissons. Il y a même de beaux  espadons…

                                           

                                           

Lorsqu’ils jettent leurs déchets dans l’océan, les frégates en font leur festin, volent par myriades, piquent, s’éloignent, reviennent…

Les pélicans, plus calmes, attendent patiemment…Sont-ils déjà rassasiés ?

D’autres pêcheurs  réparent les filets…

                      

De juin à septembre, les baleines à bosse, 16 m, 40 tonnes, quittent la zone antarctique et viennent donner naissance aux baleineaux près de l’Isla de la Plata, face à Puerto Lopez. Elles abandonnent les « petits » de l’année précédente, mettent bas après un an de gestation et sont immédiatement fécondées.

Ce matin, avec un groupe, nous partons dans un confortable bateau, à leur rencontre au large.

                   

Lorsque l’une d’elle et son baleineau sont en vue, le bateau s’approche lentement et nous observons, tentons de les photographier  dans une position flatteuse. Malheureusement, bien que lourdes, elles se meuvent  rapidement, ne sont pas toujours là où nous les attendons à ressortir de l’eau, à émettre leur jet d’eau…

Elles n’ont pas fait de spectacle en dressant leur queue ou en faisant de grands sauts hors de l’eau…Dommage !

                   

                                      

                                      

Nous observons aussi, sur une balise, un petit groupe de « fous »aux pattes bleues.

Près d’une ile, une partie d’entre nous s’équipe de tubas et c’est la séance snorkeling autour du bateau, les autres regardent le spectacle…

Puis, à notre grande surprise, notre guide nous présente un plateau de tranches de pastèque puis un plateau de sandwiches, des boissons. Comme c’est sympathique !!!

Nous rentrons au port, très satisfaits de notre escapade. Nous aurions aimé voir plus longtemps  les baleines et leurs …bébés…

 

ADIEU L’EQUATEUR-VERS LE PEROU.

A Puerto Lopez, nous allons essayer d’envoyer l’article sur l’Equateur, excusez-nous pour la longueur !...

 Nous envisageons de suivre la côte jusqu’à Salinas puis de rejoindre Guayaquil où nous devons faire faire l’entretien de Joline, il y a un garage Fiat.

Ensuite, toujours sur le bord du Pacifique, nous irons jusqu’à la Baie de Tumbes où nous entrerons au Pérou.

Encore merci à tous ceux qui nous suivent et aussi nous encouragent.

  



Publié à 01:26, le 4/09/2013, dans EQUATEUR, Guayaquil
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PROBLEME DE DECONNEXION INTERNET

Bonjour à tous,

Suite à une coupure internet, l'article que vous avez reçu est incomplet.

Nous vous communiquerons la suite dès que possible.

Avec nos excuses...A bientôt !

 



Publié à 01:08, le 2/09/2013, dans EQUATEUR, Puerto López
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L'EQUATEUR

 

L’EQUATEUR

L’Equateur est un pays au climat tropical, tempéré à cause des Andes, grand comme la moitié de la France. Nous le traversons du sud au nord en passant par le Centre, la Sierra, la région des volcans.

Nous ne ferons pas l’Oriente ou Amazonie à l’est et la Côte, ce sera la route du retour.

Le 6 août, nous entrons en Equateur à Macaro. Les formalités sont simples mais peu rapides à la douane côté Equateur, nous attendons plus d’une heure la Senora du bureau…

Dès la frontière passée, nous voyons que les règles du respect de l’environnement ne sont pas les mêmes !!!Les bords de route, les entrées et sorties de villes, les trottoirs sont nets, plus de déchets, ou presque, jonchant le sol, s’accrochant aux arbustes…

                                        

De même, les constructions sont presque toutes terminées, peintes, sans ferrailles dressées vers le ciel attendant une hypothétique poursuite des travaux ! 

Plus ou peu d’habits traditionnels, ni de « châles d’aguayo »où les femmes transportaient leurs bébés ou les marchandises, si ce n’est le « panama » porté par les messieurs.

Chaque maison a son hamac prêt à accueillir…

Nous retrouvons les rizières, les bananiers, les arbres fruitiers, les arbres « graso » au tronc ventru et dont le fruit donne une sorte de coton végétal. En fait, c’est le kapok.

                       

 

Nous roulons dans l’intérieur du pays, vers Loja, les paysages sont plutôt sobres. La piste est difficile…Nous bivouaquons à Malacatos, petit bourg sympa.

                                       

 

LOJA

Loja est la capitale de la Province Loja. Elle fut fondée en 1 548, donc elle est  très ancienne.

A Loja, nous souscrivons une assurance pour Joline, à moins de 5 US$ pour un mois !

Le gallon de gasoil est à 1,037 US$ soit 0,27 US$ le litre : 0,20 € le litre, quel bonheur !!!

Nous visitons Loja et bivouaquons dans un lieu magnifique indiqué par la Dame de l’Office du Tourisme : près de la maison de Jorge, le gardien du « kartodrome » du Parc Orillas del  Zamora Pelouse, fleurs, spectacle des karts, promenade dans le parc, découverte des oiseaux « chilalo »qui font leurs nids en terre.

                                        

                                       

La ville possède une porte magnifique. 

              

L’Eglise San Sebastian sur la place de l’Indépendance.

                 

                      

La rue de Lourdes où il y a de jolies maisons colorées à balcons en bois sculpté, des céramiques représentant des images religieuses sur  l’apparition de la Vierge à Lourdes, de la grotte…

                   

                               

    

SUR LA ROUTE POUR CUENCA.

Le paysage est joli, les collines sont couvertes de végétation tropicale ou de beaux prés verts dévalant vers le fond de la vallée.

                                          

Ce matin, il bruine un peu, des nuages s’attardent sur certains flancs de collines et sur les monts où quelques fermes s’accrochent…

Nous arrivons à Saraguro.

SARAGURO

C’est un gentil village sur les flancs de collines.

Sa Place des Halles

,

                                       

La Place de l’Eglise.

                                       

L’Eglise  San Pedro.

                                     

Nous rencontrons beaucoup de locaux, des Indiens Saraguro, en tenue typique.

                                    

Les dames sont élégantes en longues jupes noires avec  jupons à frises colorées en bas, chemisiers blancs ou de couleur, châles noirs quelquefois et chapeaux de feutre noir.

                                             

Les hommes portent un pantacourt noir, droit, de longs cheveux tressés. Tout cela est plus qu’agréable… On dit que cette tenue noire évoquerait le deuil porté après l’assassinat de leur chef Atahualpa par les espagnols…

                                    

Il parait que demain, jour de marché, nous devrions nous régaler…

Effectivement, nous voyons encore plus de femmes et jeunes filles en habits traditionnels, portant aussi beaucoup de bijoux.

                                                  

Malheureusement, il n’est pas toujours facile de faire des photos. Il faut comprendre, eux, vaquent à leurs affaires, portant leurs vêtements tout naturellement et n’ont pas envie de se faire mitrailler comme des objets rares !!! Nous, nous les admirons et …volons quelques clichés !!!

                                          

 

DE SARAGURO A CUENCA

Nous montons, descendons des collines verdoyantes, traversons des villages, voyons vivre les gens. Aujourd’hui dimanche, beaucoup de groupes marchent ou font du vélo, d’autres découpent les porcs grillés exposés le long des rues…

A 3 400 m, nous découvrons une plante ressemblant un peu aux « puyas Raymondi », en plus petit et dont la fleur est moins belle !

Nous ne savons rien de cette plante mais elle orne joliment les pentes.

                                       

Les villages ont de grandes et luxueuses maisons aux tuiles vernies…

Le parc automobile semble florissant. Par ailleurs, l’Equateur a subi de graves crises qui sont loin d’être résolues…le pouvoir d’achat reste très bas.

 

CUENCA

Cuenca est une ville coloniale agréable à l’architecture datant de sa fondation.

C’est la troisième ville de l’Equateur, à 2 500m d’altitude. Trois rios la traversent.

Cuenca est situé dans un cadre magnifique, au fond d’une riche vallée, entourée de collines couvertes de verdure.

                                      

Nous commençons notre découverte par le Parc Calderon.

                                     

Puis, autour, l’immense et massive Cathédrale de la «  Inmaculada », construite en 80, 100 ans, ou plus dit-on, aux dômes bleu et blanc, aux tours de brique rose avec un intérieur en marbre de Carrare, un imposant baldaquin en bronze …

                                    

                   

                    

La Cour Supérieure de Justice en pierre de lave, façade à colonnes…

La Casa de la Culture.

Nous sillonnons le marché artisanal aux belles couleurs.

Le Santuario « Carmen de l’Asuncion »sur la Place Flores.

                                        

De nombreuses rues aux belles demeures coloniales.

                                         

Nous prenons le bus touristique pour compléter notre visite.

Nous allons jusque dans un quartier le long du Rio Tomebamba, où de belles maisons surplombent la rivière, où les lavandières mettent leur linge à sécher sur les rives herbeuses du Rio.

Du Mirador de Turi, nous avons un superbe panorama sur la ville.

                                      

Nous visitons le Musée « Del Banco Central » qui se trouve sur le site inca de Tomebamba, au sud-est de la ville.

La section ethnographique est particulièrement intéressante.

De chaque région du pays est mis en scène une ethnie avec costumes, masques, instruments de musique, habitations  traditionnelles…

                                     

                                        

Dans la section « Oriente »(Amazonie), ce qui est le plus impressionnant, voire déroutant, ce sont les nombreuses « têtes réduites »exposées. Il nous est impossible de vous donner des explications, ce serait bien trop long… 

                                       

Section des  céramiques et textiles…

Section d’art du  19ème, nombreuses peintures et objets…

La visite est très intéressante, nous y passons du temps très agréable. Nous avons peu de photos car c’est interdit dans les musées !

 

DE CUENCA A QUITO

La route est toujours magnifique avec ses collines et vallées verdoyantes semées de petits villages, mais difficile à cause des nombreux lacets souvent très serrés…

 

LE SITE ARCHEOLOGIQUE D’INGAPIRCA.

Ce centre « ceremoniel »fut édifié par Tupac Yupanqui, inca, au 15ème siècle, sur le site des  « Canaris » (prononcer Cagnari) qui avaient construit ce centre de cérémonies et logements.

Il fut découvert par un savant français La Condamine, lors de sa mission géodésique où deux équipes de savants français furent envoyées par  «   l’Académie Royale des sciences » dans les Andes , lieu propice pour étudier véritablement la forme de la terre : ronde ou aplatie aux pôles ?

Il fit le plan du site en 1 739.

Le centre est idéalement situé, les vues sont magnifiques.

                                      

Le Temple du Soleil, 38 m sur 14 m, de forme ovale, orienté est-ouest, présente 4 niches où le soleil arrive directement  en mars, juin (solstice), septembre, décembre…

                                     

                  

Magnifiques  murs de pierres taillées par les Incas, s’ajustant parfaitement les unes aux autres.

Belles portes trapézoïdales.

                                         

Logement de l’Inca, des femmes.                         

Espace des résidences et magasins.

Nous pouvons constater que les murs construits par le peuple Canari ne comprennent pas de pierres taillées mais seulement les roches de la nature…

Ensuite, nous suivons le « Sendero del  Intiwayku »où nous découvrons :

La « silla del Inca », Ingachungana, La tortue. 

L’image du soleil, Intinahui,

Le profil de l’Inca dans la roche, l’Intiwayku.

                                                                                                

Mais aussi un berger et un paysan qui traite ses pommes de terre, avec qui nous discutons un bon moment.

                                        

Le site s’étendait assez loin alentour…Les pierres et objets trouvés ont été regroupés  au musée et sur le site d’Ingapirca même.

La visite nous séduit et c’est un peu avec regret que nous reprenons la route pour nous rendre à Quito.

Nous allons suivre « l’Allée des Volcans »selon Humboldt. Ce qui nous inquiète le plus, c’est le temps. Ces jours, il a plu quelquefois, les nuages sont toujours présents et nous craignons de ne pas voir les majestueux volcans, dont le Chimborazo 6 310 m, le plus haut sommet du pays et le Cotopaxi  5 897 m, 2ème volcan d’Equateur et volcan actif le plus haut du monde !

Il n’y a pas moins d’une trentaine de volcans tout au long de la route de Riobamba à Quito.

De nombreuses et intéressantes randos peuvent être envisagées dans le Parc Cotopaxi par exemple…mais le temps n’est pas propice !

Nous roulons donc jusqu’à Quito avec les nuages à mi-montagne. Pas de chance ! Peut-être que lors du retour nous serons plus gâtés si nous empruntons cette même « Panamericana » !!!

 

QUITO

Quito est la 2ème capitale la plus haute du monde après La Paz, 2 850 m d’altitude. Elle s’étire dans un paysage très accidenté.

Il y a le Centre historique ou colonial, inscrit au Patrimoine de l’Humanité de l’Unesco et le Quito moderne.

Elle fut habitée par les Quitu puis les Shyri avant que les Incas ne s’en emparent et imposent leurs culture et religion.

Quand les Espagnols arrivèrent, les Incas détruisirent leur cité pour ne pas la laisser aux mains des …envahisseurs ! Les Espagnols terminèrent le travail ! Il ne reste rien des périodes précédant la colonisation.

Nous bivouaquons sur le parking du MacDo dans la ville moderne. Veronica, adorable personne, nous y autorise et pousse son hospitalité jusqu’à : « Je suis là pour aider. »Mémorable rencontre ! Merci Senora Veronica !

                                        

Nous sommes accueillis aussi par un gentil colibri !

                                       

Nous partons visiter Quito par le bus (0,25 US$ chacun !). Nous nous dirigeons de suite vers la place de l’Indépendance où nous récoltons de la doc à l’Office du Tourisme et commençons notre visite de Quito historique ou Quito Colonial.

                                       

An centre de la place de l’Indépendance, le monument aux Héros du 10 août 1 809 qui furent les premiers à se battre pour l’Indépendance.

                                        

Le lion blessé symbolise l’Armée espagnole. Le condor personnifie la Résistance et brise sa chaine, en haut trône la statue de la liberté.

                                      

                                      

Autour de la Place :

La Cathédrale massive. A l’intérieur, nous pouvons voir le Mausolée du Maréchal Sucre (instigateur de l’Indépendance).

Tout contre, El Sagrario, une ancienne chapelle.

 Le Palacio Arzobispal ou Palais de l’Archevêché. Aujourd’hui, s’y trouve un centre commercial.

Le superbe Hôtel Majestic .

Autour, nous découvrons de belles rues aux maisons coloniales.

La Compania : Eglise de la Compagnie des Jésuites où tout l’intérieur, autels, chapelles, retables, colonnes, plafond… sont recouverts à la feuille d’Or (7 tonnes). Plus qu’impressionnant !!!!

                                       

                                     

                                    

Ceci est la porte d'entrée extérieure.

Photos d’après une carte postale car interdites !

                                    

Le Couvent et l’Eglise Santo Domingo.

La Place, l’Eglise et le Couvent San Francisco.

                         

Des rues, des places, des parcs…

Puis nous retournons à notre bivouac où il nous est enfin possible de faire quelques courriers et travaux informatiques car nous avons la Wifi à domicile !!!

Avec le bus Panoramique, nous pouvons découvrir des sites plus éloignés.

Sur la colline qui domine le vieux Quito, la Virgen del  Panecillo et une vue très étendue.

                                      

La Basilique, Eglise gothique très élancée.

                   

Des parcs.

Nous quittons Quito pour rejoindre la frontière de la Colombie.

 

OTAVALO

Nous faisons une petite étape à Otavalo, 2 580 m.

Ici, il y a la Communauté Otavalo qui tient à son costume traditionnel.

Dieu, que les dames, demoiselles et petites filles indigènes sont belles, élégantes !

Elles portent un habit magnifique : jupe marine fendue d’un côté, corsage brodé à la main ou à la machine, châle, large ceinture tissée, brodée, tressée, volumineux  collier à perles rouges ou dorées, sandalettes, sur la tête un fichu coloré plié avec art.

                     

Les hommes ont un pantalon blanc, large, une chemise blanche, un poncho bleu marine, les cheveux longs nattés et un chapeau.

                     

Parcourir le marché, la ville est un véritable enchantement.

                               

                     

Sur la Plaza de Los Ponchos, il y a un marché permanent, plutôt touristique, nous y trouvons de belles spécialités.

                    

                        

A proximité de la ville, les volcans Cotacachi, Imbabura sont bien nuageux…

                     

 

TULCAN, LA FRONTIERE DE COLOMBIE.

Nous bivouaquons dans un « garage gardé» juste à la frontière de l’Equateur.

Ce matin, nous allons aux divers bureaux pour faire les formalités de sortie de l’Equateur. Tout est simple et rapide.

Nous nous trouvons donc dans un espace entre l’Equateur et la Colombie. Nous sommes un peu excités, heureux de voir la Colombie, comment sera ce pays, les paysages, les colombiens…?

Nous nous présentons au bureau de la « migracion »:

Buenos dias…Buenos dias…La frontière est fermée pour  plusieurs jours, vous ne pouvez entrer en Colombie avec votre véhicule !

Nous sommes sonnés ! Nous  discutons avec des policiers qui nous apprennent qu’il y a de gros problèmes avec  le Gouvernement, donc des révoltes s’installent, des barrages se mettent en place …

Nous sommes ni en Equateur, ni en Colombie, nous ne pouvons rester  4 jours dans ce lieu d’autant que rien nous prouve que le mouvement ne durera pas plus… Même si nous entrons dans quelques jours, il y a l’incertitude, pourrons-nous voyager sereinement sans être bloqués n’importe où, trouverons-nous du carburant etc ?...

 Nous décidons donc sagement de retourner en Equateur…et de commencer notre descente  vers l’Uruguay en empruntant des « sentiers » inconnus !!!!

Nous faisons une photo souvenir.

                     

                        

Puis nous retournons à la « migracion », à «  l’aduana »pour les papiers de Joline. Là où nous avons obtenu les tampons de sortie il y a une heure, nous obtenons les tampons d’entrée en Equateur !!!

Nous sommes vraiment très peinés pour les colombiens d’abord et pour nous- mêmes qui ne verrons pas la Mer des Caraïbes, Cartagena, Bogota…

Nous retournons à Otavalo sur un parking gardé, près de la Plaza de los Ponchos : N-00° 13.855, W-078° 15.745, où nous croyons retrouver Barbara, Arkady et les enfants, des belges que nous connaissons depuis San Pedro de Atacama…pour les avertir…Trop tard, ils sont partis vers la frontière !!!!

 

D’OTAVALO AU PARC NATIONAL DE COTOPAXI (Volcan en activité : 5 897 m)

LA MITAD DEL MONDO OU LA LIGNE DE L’EQUATEUR.

Nous avions déjà passé la ligne de l’équateur lorsque nous montions vers Quito mais nous ne nous étions pas arrêtés, le site étant un peu à l’écart de la route principale. Là, nous prenons le temps de visiter.

Un immense monument avec une ligne d’Est en Ouest symbolise l’équateur. Bien sûr, nous faisons la photo traditionnelle : un pied dans l’hémisphère nord, l’autre dans l’hémisphère sud. C’est amusant !

                     

                                                                                                

Joël, Gilles, nos fils, rappelez-vous les conversations sur les lavabos qui se vident en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre ou inversement suivant que l’on se trouve dans l’hémisphère sud ou nord ! Nous pensons donc très fort à vous et pouvons vous certifier que c’est exact, nous vérifions bien !!!!

L’allée des savants qui ont participé à la recherche de l’emplacement exact de l’équateur : La Condamine, Godin, Jussieu…de 1 736 à 1 739.

Nous visitons des pavillons scientifiques dont le français et….quelle surprise ! Nous découvrons une carte de France de l’époque avec  Saint-Sauvier placé sur la méridienne ainsi qu’Issoudun, Bourges, Saint-Amand….des villes ou villages de notre région que nous connaissons bien. C’est très émouvant, nous sommes tout de même en Equateur !!!!

                                      

Nous traversons Quito, énorme ville tout en longueur, repassons dans le Centre Historique…sans s’arrêter cette fois. 

Nous bivouaquons à l’entrée du Parc national de Cotopaxi en compagnie d’argentins, parcourant l’Amérique Latine, dont Pablo, Victoria…rencontrés à La Difunta Correa, il y a …on ne sait plus !!!

                   

Nous ne faisons pas le Parc, le ciel est trop bouché, impossible de voir le volcan donc nous partons.

 

LE LAC DE CRATERE QUILOTOA.

Nous suivons une route asphaltée. Les paysages sont absolument magnifiques.

                                  

Les indiens cultivent des champs jusqu’à la pointe de montagnes pentues. C’est à se demander comment ils font, mais ce qui est sûr, c’est que cela est superbe.

En arrivant à Quilotoa, nouvelle communauté d’Indiens, donc nouvelles tenues. Les femmes portent chaussettes blanches et chapeau à plumes souvent.

                                       

Dans le petit bourg de Quilotoa, joliment aménagé pour les touristes, il y a un mirador d’où l’on peut découvrir le lac de cratère Quilotoa aux eaux émeraude, turquoise, variant suivant le soleil, les nuages…

                   

Nous empruntons le sentier qui descend jusqu’au bord. Au début, il est aménagé avec des marches, puis il devient de plus en plus escarpé avec cailloux, sable, un passage d’éboulis où l’on doit se tenir à des cordes…

Beaucoup d’ouvriers l’entretiennent, l’améliorent : Ils charrient d’énormes blocs de pierre dans des brouettes qu’ils peinent à monter, descendre, c’est fou !

                 

Nous descendons jusqu’au bord du lac, il est magnifique.

                

Nous remontons à notre rythme sans utiliser les mules !

               

Nous faisons une rando vraiment très agréable et nous bivouaquons sur place. La nuit est très fraiche, nous sommes à 3 800 m !

              

Le lendemain, nous retournons à Latacunga sur la E35, puis continuons jusqu’à Ambato et prenons Est vers l’Amazonie.

                

                               

 

UN PETIT COIN D’AMAZONIE.

L’Equateur est un petit pays. De plus, tout l’Est, c’est l’Amazonie qui représente à peu près le 1/3 de sa superficie, couverte de forêt primaire, de fleuves en quantité incroyable et ne compte que 3% de la population totale.

Nous allons donc, sans prétention, essayer de visiter un peu cette zone qui avive notre curiosité…

                               

 

PUYO

C’est une petite ville dans la province  de Pastaza à 950 m d’altitude.

                  

Puyo signifie « nuage »en langue Quechua, il y fait bon mais il y pleut souvent (6 m par an !!!).

Elle se situe sur les bords du Rio Puyo et de la forêt amazonienne.

Nous visitons le Parc « Etnobotanico Omaere ».

                

Ce parc fut créé par deux françaises. Actuellement, il est tenu par une femme Shuar et son compagnon Chris Canaday, ornithologue américain mais aussi passionné de botanique.

L’Amazonie est une grande réserve naturelle de remèdes…

Nous passons au moins deux heures avec Chris, qui parle français, à parcourir la forêt plantée d’une grande quantité d’essences, de plantes très souvent médicinales, à sentir, goûter, observer, écouter…essayer de reconnaitre les plantes qui soignent tels maux, tels autres…

 



Publié à 01:15, le 1/09/2013, dans EQUATEUR, Puerto López
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NORD DU PEROU

NORD DU PEROU

CUSCO 

Sur le camping Quinta Lala, qui voit-on arriver un soir ? Véronique et Patrice, croisés maintesfois, avec  leur fille Amélie et son ami Aymeric, venus les rejoindre quelques jours. Ce fut un réel grand plaisir de nous retrouver. Chacun raconte sa petite histoire…Nous passons tous une agréable soirée en compagnie de Céline, Nicolas, leurs trois enfants, des français de Guadeloupe en voyage aux Amériques !!!

                                                   

Puis, c’est au tour de nos amis de faire le Machu Picchu, ils nous quittent et nous, nous partons faire une visite de Cusco en bus touristique, panoramique où, finalement, nous ne découvrons guère plus que ce que nous avions découvert à pied.

Cusco est une très belle ville.

                                          

Place d’Armes avec  Eglises, balcons, arcades…

                                             

La rue Loreto avec ses murs de pierre aux bases datant de l’époque Inca.

Le Christ Blanco sur une colline d’où nous avons une belle vue sur la Cité.

                                             

Site de Sacsayhuaman.

                                         

La statue de Pachakuteq.

                                        

C’est aussi de Cusco que nous avons enfin pu vous envoyer le dernier article après le piratage par Sniper Sahara de tous les sites Uniterre…Merci à Uniterre pour avoir fait rapidement le nécessaire.

 

REGION D’ABANCAY

Nous quittons Cusco pour Abancay. Nous tombons sur d’énormes travaux, devons attendre plus d’une heure pour passer,  donc nous bivouaquons en route…Nous sommes à 2 300m d’altitude, il fait entre 16° et 18°. Quel plaisir… Les bananiers, les papayers, les mandariniers…partout.

Des champs de maïs, de céréales, de luzerne… de beaux sisals…

Des paysages de montagnes et torrents, la route en lacets…

Le lendemain, à Abancay, nous devons nous diriger sur Ayacucho. Nous nous présentons à 2 h passée, le ripio est fermé jusqu’à 5 h, il est en travaux tout du long et il y a 400 km !

Nous décidons donc d’abandonner cet itinéraire, certainement très dur, pour aller passer à Nazca. C’est beaucoup plus long mais asphalté.

 Nous grimpons jusqu’à un col à 4 547 m. A cette altitude vivent beaucoup de lamas et d’alpagas.

Ce haut plateau est immense.

Ce soir, nous devons bivouaquer à Pampamarca  à 4 195 m.

Il fait froid, très froid, bientôt noir, très noir…

Lorsque Georges coupe le moteur…ronflement…Qu’est-ce ? Vite il s’aperçoit que le bruit vient de la pompe à eau.

Figurez-vous que,  dans tous les virages, une casserole contenant le reste de pâtes du midi, posée dans l’évier, n’a cessé de faire des allers- retours et a fini par se coincer sous le robinet. Ce qui a eu pour conséquence la vidange complète du réservoir d’eau, bien rempli pourtant !

Vite Georges met le jerrican-réserve pour qu’on puisse avoir un minimum d’eau tout de même, il met un brin de chauffage afin que les conduits ne gèlent pas…

Le lendemain, tout est OK mais, Amis voyageurs, contrôlez vos casseroles !!! Méfiez-vous des virages !!!

Sur ces plateaux, un peu au-dessous de 4 000 m, nous retrouvons des vigognes et à plus de 4 000 m, les lamas et alpagas nous ravissent.

                                          

 

PUQUIO

A Puquio, stop-surprise : Contrôle sanitaire dont nous n’avions pas connaissance ! On ne peut passer les fruits vers la Côte car il y a possibilité de contaminer la dite Côte !

Nous mangeons donc nos pommes et mandarines, achetées …au Pérou…à quelques kilomètres !!! Ils recueillent même les épluchures … Comique ! Ils veulent imiter les Chiliens et les Argentins… Comédia …mais nous n’avons rien à dire, c’est leur choix !

Lorsque nous redescendons vers 3 000 m, nous retrouvons des cactus candélabres.

                                         

    

NAZCA

En arrivant vers Nazca, la descente des plateaux est très longue. Nous découvrons un véritable désert semblable au Sahara. Il fait chaud, quel changement ! Les cerros se transforment même en dunes.

Nous sommes dans une vallée aride, de chaque côté, des montagnes arides.

A Nazca, nous allons au mirador pour admirer les « lignes » visibles de cet endroit : « les mains », « l’arbre »et « le lézard » qui, lui, est coupé par la route.

                                         

Que sont ces « lignes » ?

Ce sont des motifs gigantesques gravés sur 20 ou 30 cm de profondeur et 2 à 3 m de largeur dans la roche désertique, entre 300 et 900 après Jésus- Christ par la « civilisation Nazca ».

Ces motifs sont des dessins géométriques ou représentent des animaux. Certaines figures gravissent les collines, traversent les ravins sans que leur forme ne soit modifiée.

Beaucoup d’archéologues ont cherché à comprendre la signification de ces figures. Plusieurs théories existent mais rien n’est prouvé.

Toujours est-il que le site est grandiose, impressionnant, mystérieux.

La meilleure façon de voir les lignes est de les survoler en avion mais cela revient à 120$US par personne. Encore faut- il que le temps soit clair !   

Dans toute la région, il y a de ces lignes dessinées sur les cerros désertiques mais malheureusement, dans peu de temps, l’érosion aura raison d’elles, bien que larges et profondes !

En poursuivant sur Ica, ce sont des vignobles, des kiwis, du maïs, des palmeraies, orangeraies, oliveraies….dans la plaine.

                                        

Partout autour, les collines se transforment en véritables dunes…

                                        

 

LA COTE PACIFIQUE

A Pisco, nous sommes au bord de l’Océan Pacifique. Il y a des vignes à perte de vue, des champs d’asperges…beaucoup de champs de coton cueilli à la machine. ..De nombreux élevages de poulets en bord d’Océan. Nous sommes à 16 m d’altitude !

Si nos intestins et autres subissent le même sort que nos bouteilles d’eau, il y a du beau boulot à l’intérieur ! Elles s’aplatissent et regonflent selon l’altitude !!!

Nous suivons la « Panaméricana Sur ». L’autoroute traverse la capitale Lima, couverte de brume, de crachin, la « garua », ce qui ne donne pas envie de visiter !!

De juin à septembre, cette bruine fine vient de l’Océan et est due au froid courant de Humboldt qui longe la côte.

Puis bientôt, ce sont d’immenses champs de canne à sucre qui couvrent la région.

                                         

L’autoroute longe la côte, nous y rencontrons même des troupeaux de chèvres…

                                            

Vers Barranca, nous prenons Est la route pour Huaraz.

La Cordillère Blanche s’élève tout au fond,  nous passons un col à 4 100 m. De beaux lacs bleus, comme le lac Conococha, ne manquent pas de colorer le paysage.

                                                         

A nouveau, la route grimpe, puisque nous nous enfonçons dans les Cordilleras , pour nous rendre à Chavin de Huantar.

Au fond de la vallée, il y a de nombreux petits villages où sèchent maïs et piments…

                                        

 

CHAVIN DE HUANTAR

Après avoir passé le tunnel de Kawish, 4 516 m,

                                         

la route asphaltée fait place à une piste terrible qui descend vers Chavin sur 36 km. Elle fut goudronnée mais le goudron est complètement effondré, ce qui fait des trous profonds entrecoupés d’énormes cailloux anguleux bien ancrés dans le sol, ce qui est mortel pour les pneus…

Obstinés, nous allons jusqu’au bout…

Chavin de Huantar est un des sites archéologiques les plus importants du nord Pérou et des plus anciens du Continent, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.

                                        

Il recèle les vestiges les mieux conservés de la « culture Chavin », de 1 200 à 300 avant  Jésus- Christ, soit environ 2 000ans avant les Incas !

Actuellement, les fouilles continuent. Ce site fut découvert, couvert de végétation, dans les années 1 920-1 930. Tello est le premier archéologue à avoir entrepris des fouilles.

Nous distinguons parfaitement la Plaza Mayor où se déroulaient les cérémonies avec sacrifices qui se poursuivaient vers le Castillo, sorte de pyramide au centre de laquelle nous découvrons le «  Lanzon », monolithe de 4,53m sculpté de jaguars, serpents, aigles...représentant certainement un Dieu.

                                         

                                           

                                                                                 

Suivent des galeries souterraines aux plafonds bas, aux hautes marches…

Tout près, la Place circulaire où se déroulaient des cérémonies plus personnelles avec utilisation d’hallucinogènes !!!

                                       

Encastrés dans de nombreux murs, des « Cabezas Clavas », sortes de têtes mi humaines, mi animales vous regardent  souriantes ou déstabilisantes…

                                       

La plupart se trouve au musée ainsi que toutes les pierres sculptées, retirées du site pour meilleure conservation.

Le musée, très bien présenté, est absolument révélateur de cette culture Chavin, si lointaine…mais combien impressionnante... (Interdit de photos.)

Nous bivouaquons à Chavin et reprenons courageusement le chemin inverse qui, finalement, nous semble moins long que la veille !

Triste vision, cependant, des gamins des montagnes, sur la piste, une pelle à la main, font semblant de boucher des trous pour essayer de récolter quelques petites monnaies… (Déjà vu en Asie Centrale).

En passant près du Lac Querococha, nous stoppons pour déjeuner mais aussi pour admirer le paysage.

                                         

    

HUARAZ

Nous continuons vers Huaraz, petite ville au pied de la Cordillera Blanca avec les plus hauts sommets, d’où partent de très nombreux treks.

                                         

Nous bivouaquons sur un parking rue San Martin (5 soles jour, 5 soles nuit).Les gardiens sont charmants et nous sommes plein Centre.

Nous allons sur le marché typique, vivant, coloré…

                                        

                   

 

Dans le marché central où sont vendus, entre autre, des cuys prêts à rôtir !

                                          

Et surtout, avec une Agence, nous faisons un « Tour » : Pastoruri, dans le Parc National Huascaran.

                                             

Découverte d’une source d’eau gazeuse.

                      

Découverte, et combien attendue, des immenses plantes : les « Puyas Raymondi » qui ne fleurissent que tous les 30 ou 40 ans, gardent leurs fleurs au nombre de 3 000 environ durant 3 mois. Vous vous rendez compte ?

Il faut, en plus, s’y trouver au moment de la floraison !!!!C’est fait, regardez !!!

                       

                    

Ensuite, nous faisons une rando, à plus de 5 000m d’altitude, au pied du sommet Pastoruri et son glacier, 5 240 m.

Certains montent et même descendent à cheval, nous préférons marcher. Mais, Dieu, qu’il est difficile de grimper à cette altitude, surtout quand le temps est compté (minibus !).

Récompense à l’arrivée. La vue est magnifique :

                                    

                                    

                      

   

Nous redescendons, quelques petits grêlons, de temps en temps, fouettent le bout du nez, il y a des nuages…

Nous regagnons Huaraz.

 

YUNGAY

Le lendemain, nous continuons plein nord, nous nous arrêtons à Yungay, 2 585 m d’altitude, où en 1 962, il y eut une avalanche puis en 1 970, un tremblement de terre suivi d’une terrible avalanche de glace (une partie d’un glacier s’est rompue), neige, boue, rochers, descendue du Huascan 6 768 m, juste au-dessus de la ville, qui l’a rasée à jamais.( 26 000 morts et 80 000 sur l’ensemble de la vallée).

Un sanctuaire, le « Campo Santo » s’élève sur le lieu de la terrible catastrophe.

                          

                                                       

 

LE CANYON DE PATO

En fin d’après- midi, nous partons pour nous rapprocher du fameux Canyon de Pato.  Nous décidons d’aller jusqu’à Huallanca où la route, sur la carte, apparait comme asphaltée et nous entrerons dans le canyon demain afin de bien profiter du paysage si particulier : La route et le torrent se faufilent dans des gorges étroites et profondes, environ 16 m par endroits, entre les deux Cordillères Blanca et Negra.

Donc, « Go ! »…Sauf que, dès Caraz passée, nous entrons directement dans le canyon, non par une route asphaltée mais par un ripio très étroit, souvent grignoté à droite, côté à-pic, par les coulées d’eau, de boue, de caillasses…

                                          

Les parois rocheuses s’élèvent comme des murs verticaux, vertigineux vers le ciel.

Nous passons un tunnel, deux, puis trois …taillés à vif dans la roche, sans éclairage. La bouche d’entrée parait quelquefois si petite qu’on se dit qu’il faut bien rester en ligne si on ne veut pas racler les côtés…Coup de klaxon recommandé avant de pénétrer dedans…

                                        

Bref, nous sommes engagés, nous continuons sans toutefois profiter à fond du…spectacle ! La nuit tombe.

Après une bonne vingtaine, ou plus, de tunnels, nous découvrons là-bas, tout au fond, au pied du torrent, les lumières d’une ville et d’une Centrale Electrique. C’est Huallanca.

Nous trouvons rapidement un bivouac dans une petite alcôve près de l’Eglise.

                                             

Frank, travaillant à l’usine, nous donne son accord et va même prévenir l’Agent que des Français, craignant de continuer leur route, de nuit, dans un tel chaos, aimeraient bien profiter de leur petite Place d’Eglise pour y passer la nuit !!! Accord donné.

Le lendemain donc, nous reprenons le ripio pour 70 km environ, il fait soleil, nous repassons des tunnels, il parait qu’ils sont au nombre de 36, suivons le Rio Santa qui roule des eaux brunes…

                                       

Les parois prennent des teintes magnifiques, le ripio s’élargit…

Arrivés en bas dans la vallée, ce  sont des cultures de maïs, de piments, des manguiers…qui prennent le peu de place disponible au bord du Rio.

Après cette spectaculaire descente des plateaux vers Chimbote au bord du Pacifique, nous continuons vers Trujillo.

 

TRUJILLO- SITE DE CHAN CHAN    

Trujillo, cité coloniale fondée en 1 534 par le conquistador Pizarro, se trouve sur la côte désertique du Pacifique.

C’est une très belle ville au climat tropical, avec ses belles grilles de fer forgé, ses balcons de bois sculpté, ses belles demeures…

                                                     

                         

Ses marchés…sa Place centrale, sa Cathédrale où se déroule un office très particulier avec participation de nombreux groupes…

                                      

                 

  

Nous nous rendons sur le site archéologique de Chan Chan, tout près…

Nous vous avons parlé des civilisations Chavin, Nazca, Incas…Eh bien, il en existe bien d’autres.

Chan Chan est un ancien Empire de la civilisation Chimu qui succéda à la civilisation des  Moches, soit du 12ème au 15ème siècle.

C’est la plus vaste ville en adobe précolombienne des Amériques. (28 km2 à l’époque)

Elle comprend neuf citadelles, chacune possède un tertre où est enterré le Roi qui l’a faite construire, avec sa suite et ses femmes.

Celle que nous visitons est la citadelle Tschudi :

La grande place des cérémonies et sacrifices,

Beaucoup de fresques représentant des oiseaux, des poissons,

                                               

La salle des audiences, temples…avec des pélicans aux yeux en forme de croix…

Ce sont les Incas, à la fin du 15ème siècle qui mirent fin à cette civilisation.

Nous complétons cette fort agréable visite, la cité devait être majestueuse, par celle du petit musée tout près.

Nous visiterons les autres sites lors de notre retour !

Nous poursuivons notre route vers le nord.

 

PIMENTEL PRES DE CHICLAYO –LAMBAYEQUE

Nous ne pouvons pas visiter le très important Musée de Sipan qui contient des richesses archéologiques, à Lambayeque car il est fermé le lundi !!! Ce sera pour le retour !!!

Nous allons donc à Pimentel pour déguster du poisson et surtout pour observer, sur la plage, les « caballitos de totora » : les barques en roseau tressé

 

servent toujours à la pêche traditionnelle comme à l’époque de la civilisation Moche !

                   

                   

                             

Nous passons un agréable moment puis continuons notre route.

Nous traversons le désert de Sechura où de nombreuses dunes sont en formation, puis les Pampas sans villes ni villages en bord de route : désertique…

A Piura, nous sommes très proches de la frontière avec l’Equateur.

C’est là que nous pouvons voir de nombreuses rizières, des zones de cultures, des bananiers… des vignes…

                   

Nous quittons le Pérou, mais nous y repasserons…

C’est un pays qui contient de grandes richesses archéologiques, de grandes diversités géographiques, climatiques… mais aussi un peuple charmant.

C’est aussi un pays extrêmement moderne, qui semble avoir une économie en bonne voie. Bien sûr, nous leur souhaitons bonne poursuite…

A bientôt à vous tous en Equateur !

 



Publié à 17:08, le 9/08/2013, dans LE PEROU, Loja
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