LE REVE SE POURSUIT EN AMERIQUE DU SUD

NORD DU PEROU

NORD DU PEROU

CUSCO 

Sur le camping Quinta Lala, qui voit-on arriver un soir ? Véronique et Patrice, croisés maintesfois, avec  leur fille Amélie et son ami Aymeric, venus les rejoindre quelques jours. Ce fut un réel grand plaisir de nous retrouver. Chacun raconte sa petite histoire…Nous passons tous une agréable soirée en compagnie de Céline, Nicolas, leurs trois enfants, des français de Guadeloupe en voyage aux Amériques !!!

                                                   

Puis, c’est au tour de nos amis de faire le Machu Picchu, ils nous quittent et nous, nous partons faire une visite de Cusco en bus touristique, panoramique où, finalement, nous ne découvrons guère plus que ce que nous avions découvert à pied.

Cusco est une très belle ville.

                                          

Place d’Armes avec  Eglises, balcons, arcades…

                                             

La rue Loreto avec ses murs de pierre aux bases datant de l’époque Inca.

Le Christ Blanco sur une colline d’où nous avons une belle vue sur la Cité.

                                             

Site de Sacsayhuaman.

                                         

La statue de Pachakuteq.

                                        

C’est aussi de Cusco que nous avons enfin pu vous envoyer le dernier article après le piratage par Sniper Sahara de tous les sites Uniterre…Merci à Uniterre pour avoir fait rapidement le nécessaire.

 

REGION D’ABANCAY

Nous quittons Cusco pour Abancay. Nous tombons sur d’énormes travaux, devons attendre plus d’une heure pour passer,  donc nous bivouaquons en route…Nous sommes à 2 300m d’altitude, il fait entre 16° et 18°. Quel plaisir… Les bananiers, les papayers, les mandariniers…partout.

Des champs de maïs, de céréales, de luzerne… de beaux sisals…

Des paysages de montagnes et torrents, la route en lacets…

Le lendemain, à Abancay, nous devons nous diriger sur Ayacucho. Nous nous présentons à 2 h passée, le ripio est fermé jusqu’à 5 h, il est en travaux tout du long et il y a 400 km !

Nous décidons donc d’abandonner cet itinéraire, certainement très dur, pour aller passer à Nazca. C’est beaucoup plus long mais asphalté.

 Nous grimpons jusqu’à un col à 4 547 m. A cette altitude vivent beaucoup de lamas et d’alpagas.

Ce haut plateau est immense.

Ce soir, nous devons bivouaquer à Pampamarca  à 4 195 m.

Il fait froid, très froid, bientôt noir, très noir…

Lorsque Georges coupe le moteur…ronflement…Qu’est-ce ? Vite il s’aperçoit que le bruit vient de la pompe à eau.

Figurez-vous que,  dans tous les virages, une casserole contenant le reste de pâtes du midi, posée dans l’évier, n’a cessé de faire des allers- retours et a fini par se coincer sous le robinet. Ce qui a eu pour conséquence la vidange complète du réservoir d’eau, bien rempli pourtant !

Vite Georges met le jerrican-réserve pour qu’on puisse avoir un minimum d’eau tout de même, il met un brin de chauffage afin que les conduits ne gèlent pas…

Le lendemain, tout est OK mais, Amis voyageurs, contrôlez vos casseroles !!! Méfiez-vous des virages !!!

Sur ces plateaux, un peu au-dessous de 4 000 m, nous retrouvons des vigognes et à plus de 4 000 m, les lamas et alpagas nous ravissent.

                                          

 

PUQUIO

A Puquio, stop-surprise : Contrôle sanitaire dont nous n’avions pas connaissance ! On ne peut passer les fruits vers la Côte car il y a possibilité de contaminer la dite Côte !

Nous mangeons donc nos pommes et mandarines, achetées …au Pérou…à quelques kilomètres !!! Ils recueillent même les épluchures … Comique ! Ils veulent imiter les Chiliens et les Argentins… Comédia …mais nous n’avons rien à dire, c’est leur choix !

Lorsque nous redescendons vers 3 000 m, nous retrouvons des cactus candélabres.

                                         

    

NAZCA

En arrivant vers Nazca, la descente des plateaux est très longue. Nous découvrons un véritable désert semblable au Sahara. Il fait chaud, quel changement ! Les cerros se transforment même en dunes.

Nous sommes dans une vallée aride, de chaque côté, des montagnes arides.

A Nazca, nous allons au mirador pour admirer les « lignes » visibles de cet endroit : « les mains », « l’arbre »et « le lézard » qui, lui, est coupé par la route.

                                         

Que sont ces « lignes » ?

Ce sont des motifs gigantesques gravés sur 20 ou 30 cm de profondeur et 2 à 3 m de largeur dans la roche désertique, entre 300 et 900 après Jésus- Christ par la « civilisation Nazca ».

Ces motifs sont des dessins géométriques ou représentent des animaux. Certaines figures gravissent les collines, traversent les ravins sans que leur forme ne soit modifiée.

Beaucoup d’archéologues ont cherché à comprendre la signification de ces figures. Plusieurs théories existent mais rien n’est prouvé.

Toujours est-il que le site est grandiose, impressionnant, mystérieux.

La meilleure façon de voir les lignes est de les survoler en avion mais cela revient à 120$US par personne. Encore faut- il que le temps soit clair !   

Dans toute la région, il y a de ces lignes dessinées sur les cerros désertiques mais malheureusement, dans peu de temps, l’érosion aura raison d’elles, bien que larges et profondes !

En poursuivant sur Ica, ce sont des vignobles, des kiwis, du maïs, des palmeraies, orangeraies, oliveraies….dans la plaine.

                                        

Partout autour, les collines se transforment en véritables dunes…

                                        

 

LA COTE PACIFIQUE

A Pisco, nous sommes au bord de l’Océan Pacifique. Il y a des vignes à perte de vue, des champs d’asperges…beaucoup de champs de coton cueilli à la machine. ..De nombreux élevages de poulets en bord d’Océan. Nous sommes à 16 m d’altitude !

Si nos intestins et autres subissent le même sort que nos bouteilles d’eau, il y a du beau boulot à l’intérieur ! Elles s’aplatissent et regonflent selon l’altitude !!!

Nous suivons la « Panaméricana Sur ». L’autoroute traverse la capitale Lima, couverte de brume, de crachin, la « garua », ce qui ne donne pas envie de visiter !!

De juin à septembre, cette bruine fine vient de l’Océan et est due au froid courant de Humboldt qui longe la côte.

Puis bientôt, ce sont d’immenses champs de canne à sucre qui couvrent la région.

                                         

L’autoroute longe la côte, nous y rencontrons même des troupeaux de chèvres…

                                            

Vers Barranca, nous prenons Est la route pour Huaraz.

La Cordillère Blanche s’élève tout au fond,  nous passons un col à 4 100 m. De beaux lacs bleus, comme le lac Conococha, ne manquent pas de colorer le paysage.

                                                         

A nouveau, la route grimpe, puisque nous nous enfonçons dans les Cordilleras , pour nous rendre à Chavin de Huantar.

Au fond de la vallée, il y a de nombreux petits villages où sèchent maïs et piments…

                                        

 

CHAVIN DE HUANTAR

Après avoir passé le tunnel de Kawish, 4 516 m,

                                         

la route asphaltée fait place à une piste terrible qui descend vers Chavin sur 36 km. Elle fut goudronnée mais le goudron est complètement effondré, ce qui fait des trous profonds entrecoupés d’énormes cailloux anguleux bien ancrés dans le sol, ce qui est mortel pour les pneus…

Obstinés, nous allons jusqu’au bout…

Chavin de Huantar est un des sites archéologiques les plus importants du nord Pérou et des plus anciens du Continent, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.

                                        

Il recèle les vestiges les mieux conservés de la « culture Chavin », de 1 200 à 300 avant  Jésus- Christ, soit environ 2 000ans avant les Incas !

Actuellement, les fouilles continuent. Ce site fut découvert, couvert de végétation, dans les années 1 920-1 930. Tello est le premier archéologue à avoir entrepris des fouilles.

Nous distinguons parfaitement la Plaza Mayor où se déroulaient les cérémonies avec sacrifices qui se poursuivaient vers le Castillo, sorte de pyramide au centre de laquelle nous découvrons le «  Lanzon », monolithe de 4,53m sculpté de jaguars, serpents, aigles...représentant certainement un Dieu.

                                         

                                           

                                                                                 

Suivent des galeries souterraines aux plafonds bas, aux hautes marches…

Tout près, la Place circulaire où se déroulaient des cérémonies plus personnelles avec utilisation d’hallucinogènes !!!

                                       

Encastrés dans de nombreux murs, des « Cabezas Clavas », sortes de têtes mi humaines, mi animales vous regardent  souriantes ou déstabilisantes…

                                       

La plupart se trouve au musée ainsi que toutes les pierres sculptées, retirées du site pour meilleure conservation.

Le musée, très bien présenté, est absolument révélateur de cette culture Chavin, si lointaine…mais combien impressionnante... (Interdit de photos.)

Nous bivouaquons à Chavin et reprenons courageusement le chemin inverse qui, finalement, nous semble moins long que la veille !

Triste vision, cependant, des gamins des montagnes, sur la piste, une pelle à la main, font semblant de boucher des trous pour essayer de récolter quelques petites monnaies… (Déjà vu en Asie Centrale).

En passant près du Lac Querococha, nous stoppons pour déjeuner mais aussi pour admirer le paysage.

                                         

    

HUARAZ

Nous continuons vers Huaraz, petite ville au pied de la Cordillera Blanca avec les plus hauts sommets, d’où partent de très nombreux treks.

                                         

Nous bivouaquons sur un parking rue San Martin (5 soles jour, 5 soles nuit).Les gardiens sont charmants et nous sommes plein Centre.

Nous allons sur le marché typique, vivant, coloré…

                                        

                   

 

Dans le marché central où sont vendus, entre autre, des cuys prêts à rôtir !

                                          

Et surtout, avec une Agence, nous faisons un « Tour » : Pastoruri, dans le Parc National Huascaran.

                                             

Découverte d’une source d’eau gazeuse.

                      

Découverte, et combien attendue, des immenses plantes : les « Puyas Raymondi » qui ne fleurissent que tous les 30 ou 40 ans, gardent leurs fleurs au nombre de 3 000 environ durant 3 mois. Vous vous rendez compte ?

Il faut, en plus, s’y trouver au moment de la floraison !!!!C’est fait, regardez !!!

                       

                    

Ensuite, nous faisons une rando, à plus de 5 000m d’altitude, au pied du sommet Pastoruri et son glacier, 5 240 m.

Certains montent et même descendent à cheval, nous préférons marcher. Mais, Dieu, qu’il est difficile de grimper à cette altitude, surtout quand le temps est compté (minibus !).

Récompense à l’arrivée. La vue est magnifique :

                                    

                                    

                      

   

Nous redescendons, quelques petits grêlons, de temps en temps, fouettent le bout du nez, il y a des nuages…

Nous regagnons Huaraz.

 

YUNGAY

Le lendemain, nous continuons plein nord, nous nous arrêtons à Yungay, 2 585 m d’altitude, où en 1 962, il y eut une avalanche puis en 1 970, un tremblement de terre suivi d’une terrible avalanche de glace (une partie d’un glacier s’est rompue), neige, boue, rochers, descendue du Huascan 6 768 m, juste au-dessus de la ville, qui l’a rasée à jamais.( 26 000 morts et 80 000 sur l’ensemble de la vallée).

Un sanctuaire, le « Campo Santo » s’élève sur le lieu de la terrible catastrophe.

                          

                                                       

 

LE CANYON DE PATO

En fin d’après- midi, nous partons pour nous rapprocher du fameux Canyon de Pato.  Nous décidons d’aller jusqu’à Huallanca où la route, sur la carte, apparait comme asphaltée et nous entrerons dans le canyon demain afin de bien profiter du paysage si particulier : La route et le torrent se faufilent dans des gorges étroites et profondes, environ 16 m par endroits, entre les deux Cordillères Blanca et Negra.

Donc, « Go ! »…Sauf que, dès Caraz passée, nous entrons directement dans le canyon, non par une route asphaltée mais par un ripio très étroit, souvent grignoté à droite, côté à-pic, par les coulées d’eau, de boue, de caillasses…

                                          

Les parois rocheuses s’élèvent comme des murs verticaux, vertigineux vers le ciel.

Nous passons un tunnel, deux, puis trois …taillés à vif dans la roche, sans éclairage. La bouche d’entrée parait quelquefois si petite qu’on se dit qu’il faut bien rester en ligne si on ne veut pas racler les côtés…Coup de klaxon recommandé avant de pénétrer dedans…

                                        

Bref, nous sommes engagés, nous continuons sans toutefois profiter à fond du…spectacle ! La nuit tombe.

Après une bonne vingtaine, ou plus, de tunnels, nous découvrons là-bas, tout au fond, au pied du torrent, les lumières d’une ville et d’une Centrale Electrique. C’est Huallanca.

Nous trouvons rapidement un bivouac dans une petite alcôve près de l’Eglise.

                                             

Frank, travaillant à l’usine, nous donne son accord et va même prévenir l’Agent que des Français, craignant de continuer leur route, de nuit, dans un tel chaos, aimeraient bien profiter de leur petite Place d’Eglise pour y passer la nuit !!! Accord donné.

Le lendemain donc, nous reprenons le ripio pour 70 km environ, il fait soleil, nous repassons des tunnels, il parait qu’ils sont au nombre de 36, suivons le Rio Santa qui roule des eaux brunes…

                                       

Les parois prennent des teintes magnifiques, le ripio s’élargit…

Arrivés en bas dans la vallée, ce  sont des cultures de maïs, de piments, des manguiers…qui prennent le peu de place disponible au bord du Rio.

Après cette spectaculaire descente des plateaux vers Chimbote au bord du Pacifique, nous continuons vers Trujillo.

 

TRUJILLO- SITE DE CHAN CHAN    

Trujillo, cité coloniale fondée en 1 534 par le conquistador Pizarro, se trouve sur la côte désertique du Pacifique.

C’est une très belle ville au climat tropical, avec ses belles grilles de fer forgé, ses balcons de bois sculpté, ses belles demeures…

                                                     

                         

Ses marchés…sa Place centrale, sa Cathédrale où se déroule un office très particulier avec participation de nombreux groupes…

                                      

                 

  

Nous nous rendons sur le site archéologique de Chan Chan, tout près…

Nous vous avons parlé des civilisations Chavin, Nazca, Incas…Eh bien, il en existe bien d’autres.

Chan Chan est un ancien Empire de la civilisation Chimu qui succéda à la civilisation des  Moches, soit du 12ème au 15ème siècle.

C’est la plus vaste ville en adobe précolombienne des Amériques. (28 km2 à l’époque)

Elle comprend neuf citadelles, chacune possède un tertre où est enterré le Roi qui l’a faite construire, avec sa suite et ses femmes.

Celle que nous visitons est la citadelle Tschudi :

La grande place des cérémonies et sacrifices,

Beaucoup de fresques représentant des oiseaux, des poissons,

                                               

La salle des audiences, temples…avec des pélicans aux yeux en forme de croix…

Ce sont les Incas, à la fin du 15ème siècle qui mirent fin à cette civilisation.

Nous complétons cette fort agréable visite, la cité devait être majestueuse, par celle du petit musée tout près.

Nous visiterons les autres sites lors de notre retour !

Nous poursuivons notre route vers le nord.

 

PIMENTEL PRES DE CHICLAYO –LAMBAYEQUE

Nous ne pouvons pas visiter le très important Musée de Sipan qui contient des richesses archéologiques, à Lambayeque car il est fermé le lundi !!! Ce sera pour le retour !!!

Nous allons donc à Pimentel pour déguster du poisson et surtout pour observer, sur la plage, les « caballitos de totora » : les barques en roseau tressé

 

servent toujours à la pêche traditionnelle comme à l’époque de la civilisation Moche !

                   

                   

                             

Nous passons un agréable moment puis continuons notre route.

Nous traversons le désert de Sechura où de nombreuses dunes sont en formation, puis les Pampas sans villes ni villages en bord de route : désertique…

A Piura, nous sommes très proches de la frontière avec l’Equateur.

C’est là que nous pouvons voir de nombreuses rizières, des zones de cultures, des bananiers… des vignes…

                   

Nous quittons le Pérou, mais nous y repasserons…

C’est un pays qui contient de grandes richesses archéologiques, de grandes diversités géographiques, climatiques… mais aussi un peuple charmant.

C’est aussi un pays extrêmement moderne, qui semble avoir une économie en bonne voie. Bien sûr, nous leur souhaitons bonne poursuite…

A bientôt à vous tous en Equateur !

 



Publié à 17:08, le 9/08/2013, dans LE PEROU, Loja
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LE PEROU

LE PEROU

 

Le 4 juillet, nous prenons congé de Marie et Olivier avec qui nous avons passé d’agréables moments à Copacabana

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Nous sortons de Bolivie très rapidement. Les formalités pour entrer au Pérou se font tout aussi facilement. Nous sommes très bien accueillis.

Nous suivons le lac Titicaca, les villages sont légèrement différents.

Sur les bords du lac, il y a de nombreuses cultures de céréales sur de petits lopins de terre. Les moissons sont faites à la main, aucune machine.

Vaches, cochons, moutons, presque toujours attachés, paissent le reste des chaumes.

Les maisons ont moins de toits de paille. Chacune a sa « cabane au fond du jardin ».

Lorsque nous traversons les petites villes nous sommes attirés par de petits « tricycles-taxis »…joliment décorés.

                                     

Paradoxalement, pour nous, le vestimentaire des femmes, ici, est moins coloré qu’en Bolivie, les chapeaux toujours posés sur le haut du crâne sont moins hauts.

Par contre, comme en Bolivie, dès qu’elles s’arrêtent, elles sortent un tricot, un crochet…une quenouille…et se mettent à travailler.

 

PUNO 

Puno se trouve au bord du lac Titicaca.

Dans son port, de nombreuses « lanchas » pour visiter les îles, des pédalos en forme de pélicans, de canards…se balancent au gré des vagues…

                                       

La Cathédrale du 18eme siècle a une superbe façade en pierre sculptée, de styles baroque et Renaissance.

                                      

Nous bivouaquons une nuit à son pied, près de la Place des Armes puis nous rejoignons un parking fermé, gardé, au 516 Avenue Titicaca, près du port. C’est très peu cher, 5 Euros ½ pour 24 h, il y a de l’eau et des toilettes… Pratique !

De là, nous prenons les jolis taxis (environ un Euro) pour aller au Centre-ville où d’ailleurs nous faisons vite le tour…

 

LES ILES FLOTTANTES : LOS UROS

Nous partons aussi en excursion sur les Iles Flottantes  Los Uros,  en bateau, accompagnés de Marco notre guide qui nous explique tout en espagnol puis en anglais : parfait !

                                       

Que sont ces Iles Flottantes, uniques au monde ?

                   

De tout temps, les « Uros » vivaient sur ces îles. Actuellement, 2 000 personnes y vivent encore.Le site est maintenu, préservé, afin que nous, humbles touristes puissions le connaitre !

Sur une base compacte de racines de roseaux sont empilées et croisées des couches de roseaux (totora) jusqu’à 3m d’épaisseur.

Ces îles sont amarrées à l’aide d’un pieu d’eucalyptus afin qu’elles ne dérivent pas.

                     

                                                                                                                                             

 Actuellement, ces îles ont une durée de vie d’une soixantaine d’années, ensuite, il faut les refaire….

Dessus, de sobres maisons, en totora sont construites, il y a même un Centre Médical, des Ecoles Primaires…

On y vit normalement, les habitants s’éclairent à la bougie ou, de plus en plus, avec des panneaux solaires.

                                       

 On cuisine dehors…La partie blanche des roseaux est comestible…

                                          

Ils vivent de la pêche et de leur artisanat principalement.

                                        

D’ailleurs, ces dames gentiment étalent leur « savoir-faire » : des sortes de tapis dont la chaine et la trame sont en laine de moutons, brodés de fils de laine de couleurs représentant « leur culture »…des colliers, des bracelets, des sculptures dans du bois, de la pierre…

                                         

De nombreuses barques en totora servent à se déplacer d’îles en îles (il y en a 63), à aller au port de Puno…

Celles qui promènent  les touristes vers d’autres îles, comme nous le faisons, sont très sophistiquées !

Comment marche-t-on là-dessus direz-vous ?

Hum, presque normalement !!!Toutefois,  nous  avons  une  drôle de sensation, c’est souple, légèrement instable mais agréable. Cela semble spongieux, il faut avoir confiance, espérer qu’il n’y ait pas de trous !!!!!

Les Iliens souffrent cependant de rhumatismes à cause de l’humidité.

Pour les habitants de ces îles, le cimetière c’est dans les parties plus profondes du lac ou dans la montagne près de Puno.

Le retour vers Puno est empreint d’un peu de nostalgie… Pourquoi ? Nous avions tant rêvé du Lac Titicaca….

A tort, la vie sur ces îles semble facile, les pieds sur un tapis végétal, la tête au soleil (à cette saison car à la saison des pluies, ce doit être moins attrayant !), les femmes semblent épanouies…

Sur le lac et les îles, les lumières sont superbes.

Ce lieu est unique, il évolue,  est de moins en moins authentique.

Les habitantes des îles nous remercient de notre visite, elles entonnent un chant péruvien suivi d’un chant japonais puis hollandais et pour nous « Sur le pont d’Avignon », pour n’oublier personne du groupe !

                     

A Puno, comme l’assurance pour Joline prend fin le 9 juillet, nous en souscrivons une autre chez Soat, pour 3 mois (le prix est plus avantageux) puisque nous repassons au Pérou sur la route du retour !

Cette fois, nous assistons à une fête dans une école primaire. Le thème étant  « La propreté, l’honnêteté dans l’école mais aussi à l’extérieur ». Bon sujet, qui devrait être exploité auprès des adultes aussi ! La petite fête est captivante !

 

SUR LA ROUTE POUR CUSCO

Nous laissons derrière nous le lac Titicaca, traversons des villages où les toits de paille sont presque tous remplacés par des tôles.

                   

Il y a toujours de petites cultures de céréales, quinoa et autres, quelques troupeaux mais l’herbe, à cette époque, est brûlée, jaunie…

                  

A Sicuani, le long du Rio Vilcanota, les petits lopins de cultures sont plus verts…mais tout cela semble bien pauvre de rendement…

 

ANDAHUAYLILLAS

Sur notre route, nous faisons une halte dans un petit village aux ruelles pavées, aux maisons en adobe, aux tuiles rondes, brunes-rouges, aux balcons de bois…

                                        

Son Eglise jésuite des 16eme, 17eme siècles, San Pedro Apostol que l’on appelle « La Chapelle Sixtine des Amériques »est absolument incroyable.

La façade Renaissance,  avec ses fresques et ses balcons promet déjà…

                                       

                   

Mais lorsque nous faisons le premier pas à l’intérieur, nous sommes complètement subjugués !

Pas un centimètre carré du plafond à caissons polychromes, du maître-autel baroque, doré, décoré de miroirs, des chapelles,  des murs aux toiles dans d’énormes cadres dorés, sculptés, aux fresques innombrables, ne reste libre !

Malheureusement, nous ne pouvons vous en donner un aperçu, il est encore une fois interdit de filmer et photographier. Quelle magnifique découverte !

Nous poursuivons. Dans cette région, les toitures sont toutes semblables, tuiles rondes avec, à nouveau, une spécialité. Les croyances sont tenaces, là aussi. Si on enterre sous les fondations d’une nouvelle construction un fœtus de lama pour porter bonheur, on place de même sur la faîtière, un bœuf, une vache, symboles de fécondité, une croix et autres…La plupart des habitations en est pourvue…

                    

 

CUSCO

A Cusco, plus de jolis petits taxis-tricycles !

Cusco est situé à 3 400m seulement.

                    

Nous faisons un tour dans le Centre-ville. C’est une ville coloniale admirable, construite sur les fondations et vestiges des édifices Incas.

Autour de la Plaza de Armas, la Cathédrale et l’Eglise jésuite de la Compania sont toutes deux majestueuses.

                                      

Aux habitations, des balcons de bois sculptés, ainsi que partout dans la ville…

                    

Des galeries à arcades avec divers restos, cafés, magasins…et  de nombreuses Agences où nous nous précipitons pour organiser la visite de l’incontournable site du Machu Picchu.

                    

Nous reviendrons à Cusco pour en faire une visite un peu plus approfondie…

A Cusco, nous nous installons dans la partie haute de la ville, dans le paisible terrain de l’Hacienda Llaullipata (ou camping Quinta Lala) où nous trouvons tous les services…mais aussi des camping-caristes canadiens, suisses, hollandais et français : Orlane, David, Mathéo, Jules et Clément.

                  

                                       

Tous sont absolument charmants. Nous recueillons d’ailleurs, auprès d’eux, de précieux détails quant à l’excursion pour le Machu Picchu. Celle-ci s’avère très compliquée car le site est haut perché. Aucun moyen de transport n’y mène directement.

Le moyen qui semblerait le plus direct, c’est le train mais il est hors de prix depuis que le site est géré par une entreprise canadienne !

Nous choisissons de partir jusqu’à Ollantaytambo avec Joline que nous laissons dans un parking d’Hôtel.

                    

De là, on nous prend en bus jusqu’à Hydroelectrica (environ 5h). Nous poursuivons à pied, 2h1/2, jusqu’à Aguas Calientes où nous sommes accueillis dans un hôtel.

                    

                                       

 

LE MACHU PICCHU

C’est un monument précolombien, certainement le plus important d’Amérique du Sud

                    

Il fut découvert en 1 911 par l’anglais Bingham, par hasard, envahi  par la végétation tropicale…

Le site devait être connu au moment de la conquête espagnole mais non exploité de par sa situation et complètement abandonné durant des siècles…

Bien des doutes subsistent  encore quant à son origine précise. Etait-ce un lieu de culte du Soleil ? Une capitale religieuse ? La résidence d’un souverain Inca ?...

La cité se situe sur une montagne, est entourée de montagnes…

Nous prenons le bus à 5h 30 du matin, il nous mène au pied de la Porte principale du site.

                   

La cité révèle une organisation des plus méticuleuses…

Quartiers d’agriculture en terrasses,

Des canalisations ingénieuses,

La place principale, 

                                     

Le quartier de l’observatoire du ciel, des astres...

Secteur des Temples dont celui du Soleil,

                                     

 La « Roca ceremonial ».

Nous parcourons le site tout d’abord avec un guide puis ensuite librement jusque dans l’après-midi.

                                      

Nous grimpons une partie de la « Montana Machu Picchu » pour avoir une vue différente sur tout le site.

Nous redescendons à notre hôtel à Aguas Calientes, fatigués mais heureux d’avoir découvert ce site exceptionnel, grandiose.

Le Machu Picchu dont nous avions entendu parler il y a bien longtemps mais dont nous n’en soupçonnions pas alors la visite un jour !!!!!

Le lendemain, nous refaisons le chemin inverse pour Ollantaytambo où nous retrouvons Joline.

Le jour suivant est un jour de pluie sous forme de giboulées (Quelle chance nous avons eue !), il est le bienvenu car nous l’employons à classer les photos dont le nombre s’allonge chaque jour !!!!

 

LA VALLEE SACREE DES INCAS.

Cette large vallée le long du Rio Urubamba était très riche. Les incas y cultivaient le maïs sur d’innombrables champs en terrasses…Nous y retrouvons donc de nombreux vestiges.

OLLANTAYTAMBO

Ollantaytambo est une petite ville aux jolies ruelles pavées où coulent les mêmes rigoles qu’au temps des incas…

On y trouve une forteresse inca chargée de surveiller, à l’époque, la route du Machu Picchu…

                                         

Le site est très impressionnant, très intéressant.

Son escalier majestueux nous conduit au sommet au travers de méticuleuses terrasses.

Apparemment, la cité était en construction lors de la conquête des espagnols et ne fut jamais terminée.

Les incas transportaient, taillaient avec grande précision des blocs de granit énormes, les ajustaient d’une manière incroyable.

                                        

                    

Tels les « dix alcôves ».

                    

Le Temple du Soleil inachevé.

                   

Et autres…

Par un sentier à flanc de montagne, nous atteignons une demeure inca. Voyez comment la toiture est solidement amarrée au pignon…

                                       

Puis, nous descendons par un des escaliers au travers des terrasses pour arriver à l’ingénieux système de rigoles construit pour la capture de l’eau dans la montagne et ensuite la distribution…

Tous les bassins et bains sont absolument géniaux.

                                      

                   

 

MORAY

Quelle harmonie, quelle précision que ces terrasses circulaires, concentriques ou sinusoïdales dans ce creux de relief. Surprenant et ….beau.

                    

Ce complexe archéologique est supposé avoir été un centre agricole expérimental, à l’époque des incas.

Les incas cultivaient sur ces terrasses du maïs, faisaient des essais pour améliorer la qualité, les rendements des graines. Ils étudiaient les différences aux différents niveaux où les microclimats n’étaient pas les mêmes etc….

Quel travail encore une fois d’hommes ingénieux, méticuleux, persévérants, curieux…et courageux !!!

 

MARAS

Nous bivouaquons dans un authentique et tranquille petit bourg  au naïf monument de la Place Centrale.

                      

Où les ânes, les moutons, accompagnés de leurs gardiens, se déplacent dans les rues pavées aux rigoles centrales….

                                      

Où quantités de magnifiques portes en pierre, sculptées, jalonnent toute une rue. Ce qui vaut à Maras de s’appeler « la ciudad de las portadas ».

                                      

Où nous découvrons le fournil du boulanger au four plutôt impressionnant.

                                      

De nouvelles coiffures pour les dames…

 

LES SALINES DE MARAS

Même avant les incas, on avait commencé à répartir l’eau salée venant des montagnes dans des bassins construits sur les pentes, afin qu’elle s’évapore et laisse son sel se déposer.

Les incas ont continué ce subtil travail.

Actuellement, plus de 4 000 bassins sont toujours exploités, nous pouvons voir les travailleurs, souvent pieds et mains nus, racler, trier, entasser, transporter …le sel.

                  

                   

Pour nous, se promener au milieu des bassins est un véritablement ravissement.

                  

 

PISAC

Nous entrons dans Pisac, une pittoresque petite ville aux ruelles étroites, pavées.

Pisac possède un site archéologique remarquable.

Nous y découvrons surtout une gigantesque fête de la « Virgen del Carmen »qui dure 3 jours.

Sur la Place de la Constitution, mais aussi dans divers lieux de la ville, des groupes des différentes Communautés, aux costumes extraordinaires, dansent. Le spectacle est éblouissant.

                   

                   

                   

    

                   

                       

Nous passons la nuit dans un garage gardé : S 13° 25’ 26.2’’ -W 071° 50’ 55.4’’, tout à fait bienvenu puisque la fête bat son plein dans toute la ville !!!

Le lendemain matin, dans l’Eglise, nous assistons à une cérémonie tout à fait particulière. Groupes folkloriques et habitants du village suivent une messe, chantent, jouent…

puis sortent les statues des Saintes, font une procession autour de la place et jusque dans la montagne suivant leurs croyances et rituels. C’est la cérémonie de clôture de la fête.

Ce matin est un moment d’émotion intense pour Georges et moi…

Comme nous retournons au camping-car, au détour d’une rue, toujours animée, dans une cour, nous apercevons un énorme four et le boulanger qui cuit du pain…mais aussi des « cuys »farcis. Ce sont des cochons d’Inde. Ici, on les élève, d’ailleurs, tout près du four, ils attendent innocemment, dans leurs cages, le moment fatal !!!

                   

                                          

Pour notre part, nous préférons les bons empanadas chauds et croustillants pour notre déjeuner !!!

 

Nous retournons à Cusco où nous prévoyons de prendre le bus touristique pour découvrir toute la ville mais aussi de vous envoyer cet article du blog.

Ensuite, nous continuerons nos visites du Pérou en allant vers le nord et en laissant toutefois quelques sites à visiter sur la route du retour.

Bonnes vacances à la plupart d’entre vous et bel été !!!Bonne suite du voyage pour les autres !!!

A bientôt !!!


 

 

 

 

 

  

 



Publié à 01:06, le 22/07/2013, dans LE PEROU, Cusco
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Bonjour a tous,

Notre site Uniterre est pirate par un groupe Islamiste " hached by sniper sahara "  et nous sommes dans l'impossibilite d'envoyer notre article.

Nous essayons d'y remedier avec l'aide d'Uniterre...

A bientot nous esperons.

Aline et Georges 



Publié à 18:01, le 21/07/2013, dans LE PEROU, Cusco
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